BAD BOYS FOR LIFE : LE MEILLEUR DE LA TRILOGIE

Bad Boys For Life, dernier né de la franchise Bad Boys reprend la recette qui a fait le succès des deux premiers et s’en sort plutôt bien, sans pour autant réinventer la poudre.

Bad Boys, Bad Boys, Watchu gonna do? Bad Boys 3 est une belle surprise. Oui une surprise parce que souvent avec les suites qui mettent plus d’une décennie à voir le jour, il y a de fortes chances d’être déçu. Toutefois, on fait face à une exception et dans le monde du cinéma, il n’y en a pas des masses.

Dans Bad Boys 3, on retrouve Marcus Burnett (Martin Lawrence) et Mike Lowry (Will Smith) pour une dernière enquête pleine de révélations. Alors que Marcus veut prendre sa retraite, Mike est attaqué par une baronne de la drogue, bien décidée à venger la mort de son mari. Mike, cherchant à savoir qui est derrière tout ça, entraine tout le monde dans sa vendetta personnelle. S’ensuit des fusillades et des courses poursuites dans les rues de Miami façon Michael Bay, mais… sans Michael Bay derrière la caméra.

PLUS RYTHMÉE QUE LES PRÉCÉDENTS

Oui, vous avez bien lu. Michael Bay n’a pas réalisé ce Bad Boys 3, pourtant,il a été derrière la caméra pour Bad Boys en 1995 et Bad Boys II en 2003.. Le projet s’est retrouvé entre plusieurs mains passant de Peter Craig à David Guggenheim, puis Joe Carnahan. Ce dernier n’a pas réussi à s’entendre avec Will Smith. Il aura fallu attendre dix-sept ans, pour que le projet se retrouve entre les mains du duo belge Adil El Arbi et Bilall Fallah, réalisateurs de Black et Gangsta.

Contrairement aux deux premiers films, ce troisième opus tire son épingle du jeu en termes de rythme. En effet, les deux premiers sont très bons dans leur registre mais souffre de lenteurs ici et là, tandis que dans Bad Boys For Life, tout s’enchaine assez bien et on ne profite que de quelques temps de pause. Il se passe toujours un quelque chose à l’écran. Entre courses-poursuite, joutes verbales entre Mike et Marcus et fusillades, l’équilibre est là, même si…à 50 ans on aimerait quand même que nos héros se disputent moins en pleines fusillades ou à vive-allure en moto. Ce n’est pas très crédible, mais cela ne gêne pas l’ambiance globale du film.

DOUBLE DOSE DE VENGEANCE

Tout le film tourne autour de deux vengeances. Celle d’une baronne de la drogue qui utilise son fils pour venger la mort de son mari et celle de Mike qui est pris pour cible. On est donc face à deux vendettas dans lesquelles les protagonistes sont prêts à tout. Cela donne droit à de belles scènes d’action à travers les rues de Miami. À côté de ça, le film profite pour aborder l’importance de la famille, mais aussi la fin de carrière pour Marcus qui vient d’être grand-père. Il voit donc ses priorités changer alors qu’en face, Mike veut continuer de combattre le crime jusqu’à ce que son corps ne puisse plus suivre la cadence.

On comprend Marcus et à sa place, on ferait tous pareil, mais, à la place de Mike, on ne pourrait rester assis sans rien faire. Là, où Bad Boys For Life se démarque aussi des deux précédents films, c’est parce qu’il apporte de nouveaux personnages. Les deux premiers volets tournaient eux, exclusivement autour du duo de flics les plus cool de Miami. Désolé Horacio.

UN PEU DE SANG-NEUF

Le casting a su lui, se renouveler et apporter ainsi une nouvelle fraîcheur qui dépoussière la franchise. Vanessa Hudgens sort du lot et fait plaisir à voir dans un type de rôle qu’on ne lui connaissait pas. Charles Melton (Riverdale) et Alexander Ludwig complètent les jeunes recrues dirigées par Paola Nunez. Tous ensemble avec Will Smith et Martin Lawrence forment une nouvelle équipe que l’on verra prochainement pour sûr, dans Bad Boys 4.

ALORS, À VOIR OU PAS ?

Bad Boys For Life vous fera passer un bon moment si vous aimez l’action type Die Hard (Piège de Crystal) ou encore Fast and Furious. Bien loin du cinéma d’auteur et d’ailleurs ce n’est pas ce que l’on cherche dans ce genre de films, il fait partie des bonnes surprises de ce début d’année et annonce un 4e opus qui pourrait bien faire de la trilogie, une saga à succès…pourquoi pas ?

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