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BANLIEUSARDS DE KERRY JAMES : POURQUOI FAUT-IL LE VOIR ?

Disponible sur Netflix depuis samedi, Banlieusards est le premier film du rappeur Kerry James. Co-réalisé avec Leïla Sy, ce long métrage poignant nous fait suivre la vie de trois frères aux chemins différents. On vous dit pourquoi il faut le voir.

1 – KERRY JAMES AU SCÉNARIO

Dans Banlieusards, on suit trois frères. Souleymane, le cadet, aspire à devenir un avocat brillant et il en possède déjà les qualités. Demba, l’aîné, a plutôt pris le chemin de la rue. C’est l’un des caïds de la banlieue. Enfin Noumouké (Bakary Diombera), le benjamin est partagé entre l’argent facile de la rue et les études. Entre la famille, la banlieue et les objectifs personnels, ils devront faire des choix.

Dès les premières minutes de Banlieusards, la plume poétique du rappeur Kerry James se fait ressentir. On a l’impression d’être emmené en balade au cœur de la banlieue. Des situations, vécues par nos protagonistes, jusqu’à l’atmosphère dégagée par le film… on s’y croirait. Il a fallu cinq ans à Kerry James pour écrire ce scénario et ça se sent. Les dialogues sont justes, telles les rimes d’un de ses textes. D’ailleurs, l’une de ses chansons porte le nom du film.

D’ailleurs Banlieusards à sa petite histoire, raconte Kerry James au micro de Raplume.

« Banlieusards » était d’ailleurs un des premiers clips de Leïla Sy. En faire un film aujourd’hui, dix ans après, ça a beaucoup de sens pour nous.

Kerry James avec Raplume

2- UNE RÉALISATION AU TOP

Banlieusards bénéficie d’une belle réalisation. Leïla Sy réalise ici son premier long métrage, après avoir réalisé plus d’une quinzaine de clips pour Kerry James entre 2009 et 2019. Entre les plans réalisés par drone aux gros plans sur les différents personnages, le film est parsemé de belles images. Celles-ci le rendent encore plus poignant. On vit ce que les habitants de la banlieue traversent. Des fusillades aux bagarres, on est spectateur en direct et la tension monte.

Lors de moments plus calmes, on sourit avec eux, on a de la peine pour eux. À certains moments, nous devenons eux. Il n’y a pas vraiment de fausses notes. Un grand bravo à la scène finale du concours d’éloquence durant laquelle Souleymane fait face à Lisa, sa camarade de classe en droits. Elle est aussi intense que celle de Camélia Jordana, dans Le Brio, avec Daniel Auteuil.

La question de leur débat : L’État est-il seul responsable de la situation actuelle des banlieues ? À revoir encore et encore.

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3- UN CASTING QUI A DE L’AVENIR

En plus d’être scénariste et co-réalisateur, Kerry James est aussi acteur dans Banlieusards. D’ailleurs, il s’en sort très bien dans le rôle de Demba, le grand-frère gangster au grand cœur. L’artiste montre à quel point il est complet dans son jeu et ça fait plaisir à voir. Cependant, le film ne tourne pas uniquement autour de lui.

Le rôle principal est tenu par l’ancien joueur de basket-ball de Nanterre, Jammeh Diangana. Il a parfaitement cerné son personnage. Jouer le grand-frère et « père de famille » alors qu’on doit gérer un concours d’éloquence, ce n’est pas une tâche facile. On a hâte de le voir dans d’autres rôles, tout comme la fille d’Alexandra Lamy, Chloé Jouannet, qui joue Lisa. Leur duo est plein d’alchimie ! On en redemande.

Pour la petite anecdote, Banlieusards n’est pas juste un film. C’est un dispositif transmédia comme le précise le site Raplume. En effet, c’est une histoire, un album, un clip featuring Orelsan, des concerts, une pièce de théâtre, À Vif. Par ailleurs, dans cette pièce de théâtre, Kerry James prend le rôle de Souleymane, devenu Maitre.

En conclusion, Banlieusards est un coup de projecteur sur la vie en banlieue. Ces mêmes banlieues que l’on pense connaître parce qu’on en parle à la télévision. Elles sont pleines d’être humains qui ont des rêves, des problèmes et qui font face à une réalité que l’on ne côtoie que trop peu souvent.

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