CYM PRESS

#BLACKAF : ÇA PASSE QUAND ON EST BON PUBLIC

#blackAF est une série américaine réalisée par Kenya Barris sur Netflix. Derrière son côté comique, elle aborde de nombreuses questions sur la communauté noire américaine.

Tout d’abord, il faut savoir qui est Kenya Barris. C’est le scénariste / réalisateur / producteur de Black-ish, Grown-ish, America’s Next Top Model. Il a également écrit la série Are We There Yet ? Girlfriends, Sould Food, Girls Trip, Shaft et Un Prince à New York 2. Oui, c’est un monsieur très important dans l’industrie noire-américaine du cinéma et de la télévision.

#blackAF, UNE FAUSSE TÉLÉRÉALITÉ

Dans #blackAF, on suit la famille Barris qui est elle-même basée sur celle de Kenya Barris. À travers un documentaire réalisé par Drea (Iman Benson), on suit le quotidien de la famille façon Keep Up With The Kardashian. Drea est la deuxième plus âgée des six enfants et espère via ce documentaire, aller à l’école de cinéma de New York University.

#blackAF © Netflix

Les passages au « confessionnal » façon Modern Family, nous permettent d’avoir l’avis de chaque membre de la famille sur ce qui se passe. Le côté téléréalité est bien respecté même s’il n’apporte rien de vraiment spécial, sauf deux ou trois fois. Rien de révolutionnaire ici.

#blackAF ? C’EST À CAUSE DE L’ESCLAVAGE

#blackAF, c’est l’histoire d’une riche famille noire dont le père, individualiste et célèbre se pose des questions sur sa place dans la société en tant qu’homme noir riche. Sa femme Joya (Rashida Jones, Parks and Recreation, The Office), est une ancienne avocate devenue mère au foyer. Cette dernière tente de prouver, malgré son métissage qu’elle est avant tout une femme noire et essaye de rendre ses enfants aussi #blackAf que possible. En ce qui concerne les enfants, rien de nouveau. Un des enfants étudie bien, l’autre est stupide, une des filles est réservée, l’autre pas du tout, etc. Du sitcom classique quoi…

#blackAF © Netflix

Qu’est-ce que c’est que d’être noire et riche aux USA ? Est-ce que c’est plus difficile d’être mère et métisse aux USA ? Est-ce qu’un noir doit arrêter d’étaler sa richesse devant les blancs ? Peut-on honnêtement critiquer le travail d’un noir lorsqu’on est noir et peut-on le faire quand on est blanc ? En clair, sommes-nous obligés de soutenir les projets de tous les noirs, juste parce qu’eux et nous sommes noirs ? Toutes ces questions autour de la culture noire sont abordées au fil des 8 épisodes de la saison 1 de #blackAF. C’est ce qui rend #blackAF intéressant. Si ce n’était pas pour ça, la série n’aurait vraiment aucun intérêt et serait un sitcom de plus sans attrait.

#blackAF © Netflix

AURAIT PU ÊTRE PLUS PROFOND

Loin de transcender, #blackAF nous fait réfléchir sur la culture noire. Certes, la série n’est pas un cours d’anthropologie socio-culturel en plus de prendre quelques raccourcis, mais on y apprend deux trois trucs sans même s’en rendre compte. Kenya Barris a voulu pointer du doigt des sujets sans trop les approfondir et c’est son choix. Ce ne sera pas la série de l’année et elle ne restera pas dans les annales, mais elle atteint un but. Divertir.

#blackAF © Netflix

Avec ses 8 épisodes de 35 minutes, #blackAF vous occupera un week-end ou une semaine si vous n’êtes pas le genre à passer des heures devant Netflix. Cependant, même si c’est une série de noirs réalisée par un noir, on se dit qu’il aurait pu mieux faire. Si vous avez regardé Black-ish, alors #blackAF en est une version plus vulgaire et riche… c’est tout.

#blackAF © Netflix
Exit mobile version