BLOODSHOT MONTRE LES LIMITES DE VIN DIESEL

Bloodshot aurait pu être un meilleur film de superhéros si l’acteur principal n’était pas Vin Diesel. On vous dit pourquoi.

Inspiré de la bande dessinée du même nom, Bloodshot raconte l’histoire d’un soldat de l’US Marine qui gagne des capacités surhumaines grâce à une expérience à base de nanotechnologie. Pour l’adaptation cinématographique, on retrouve Vin Diesel (Fast and Furious) dans le rôle du Marine Ray Garrison. Ray, c’est le héros militaire typique des films d’action qui se retrouve plongé dans une conspiration qui le dépasse.

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© Bedetheque

Jusque-là, rien de nouveau. Cependant, là où beaucoup de films de superhéros supposés raconter les origines de leur personnage principal se ressemblent, Bloodshot apporte un léger vent frais qui fait du bien au genre. Malheureusement, le film échoue sur d’autres plans, n’est-ce pas Vin Diesel ?

DANS L’ENSEMBLE, BLOODSHOT EST OKAY

David S.F Wilson, le réalisateur, nous propose avec Bloodshot, un bon film de superhéros dans l’ensemble. En effet, le film nous entraine en Angleterre et propose des scènes d’actions et des effets spéciaux de bonne facture. Sauf peut-être vers la fin, mais bon, on ne va pas trop se plaindre. De plus, le scénario profite d’un revirement de situation qui pourrait surprendre le spectateur lambda et ça, c’est bien. Il est vrai que dans ce genre de film, on devine souvent les événements avant qu’ils ne se produisent devant nos yeux.

Vin Diesel et Alex Hernandez dans Blooshot © 2020 Sony Pictures Entertainment Deutschland GmbH

UN SCRIPT BASIQUE MAIS SURPRENANT

Bloodshot se focalise donc sur la vie de Ray Garrison (Vin Diesel), un soldat américain qui voit sa vie basculer quand lui et sa femme sont kidnappés et tués. Ramené à la vie par le Dr Emil Harting (Guy Pearce), son sang est remplacé par des nanites capables de lui donner une force et une régénération surhumaine, en plus d’autres bonus. Alors qu’il rejoint les rangs de l’armée privée de ce docteur en compagnie de KT (Eiza Gonzales), Jimmy Dalton (Sam Heughan) et Tibbs (Alex Hernandez), il commence à se souvenir de sa mort et de celle de sa femme. Fou de rage, il se lance dans une vendetta.

Dr. Emil Harting (Guy Pearce) et Ray Garrison (Vin Diesel) © Sony Pictures

Ce qui sauve Bloodshot en fait, c’est son plot twist. Ce dernier permet au film de ne pas s’embourber dans une simple histoire de vengeance déjà utilisée 1000 fois par Hollywood. Le film est aussi porté par un casting qui lui donne plus de vie et de profondeur. Enfin, pas tous. Le vrai mouton noir ici, c’est Vin Diesel. Oui…

Eiza Gonzales © Sony Pictures

BLOODSHOT EXPOSE LES LIMITES DE VIN DIESEL

Certains diront qu’on est dur ou que l’on fait les difficiles, mais Vin Diesel n’est pas dans son meilleur jour dans Bloodshot. En ce qui concerne les scènes d’action, il sait y faire. Il les rend vraies, vivantes, excitantes. En revanche, dès qu’on touche au côté sentimental et psychologique de son personnage, on n’y adhère pas. Il joue un soldat dont la femme a été assassinée quand même…

Vin Diesel dans Bloodshot © Sony Pictures

Vin Diesel n’a jamais été réputé pour partager ce genre d’émotion et Bloodshot en est un nouvel exemple. Étant donné qu’un film d’action ne peut être composé de courses-poursuites, combats et cascades pendant 2h, on se déconnecte dès que les choses à l’écran se calment.

BLOODSHOT EST EN PASSE-TEMPS

Vin Diesel (Bloodshot) combat un mercenaire dans un tunnel pendant le tournage de Bloodshot © Sony Pictures

En cette période de confinement, Blooshot vous fera passer un petit moment sympa. Le film vous donnera le divertissement que vous recherchez, sans plus. À vous de voir ou pas.

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