COMMENT ÉLEVER UN SUPER-HÉROS : ON AIME MALGRÉ LE MANQUE DE RYTHME

Comment élever un super-héros, est le premier projet en tant que producteur de Michael B. Jordan. Disponible sur Netflix depuis octobre 2019, cette série familiale a du potentiel, mais souffre d’un manque de rythme quelque peu gênant.

Dans Comment élever un super-héros ou Raising Dion en anglais (pourquoi n’ont-ils pas gardé ce titre bien plus court, en français ?), on suit les aventures de Dion (Ja’Siah Young), un garçon de 8 ans qui découvre qu’il a des super pouvoirs et de sa jeune mère (Alisha Wainwright) qui essaye de le protéger tout en cherchant à comprendre ce qu’il lui arrive.

POUR LES FAMILLES AVANT TOUT

La cible de Comment élever un super-héros, c’est bien évidemment la famille. À l’instar d’un Kyle XY, la série n’est ni violente, ni grossière. C’est pour les enfants et leurs parents avant d’être pour les fans de science-fiction et aux autres DC Comics ou Marvel.

Ja'Siah Young in Raising Dion (2019)
Comment élever un super-héros / © Netflix

Pourquoi ? Autant on prend plaisir à découvrir en même temps que Dion de quoi il est capable, mais on comprend très vite que le focus est fait sur sa relation avec sa mère et surtout comment cette dernière vit la transformation de son fils. D’ailleurs la série fait bien de se concentrer là-dessus, autrement, on aurait affaire à une série de super-héros comme les autres avec le classique schéma : Au début, le héros n’est personne d’important dans la vie, par un merveilleux hasard il « reçoit » des pouvoirs. Ensuite, il apprend à les contrôler, mais ne doit rien dire à personne. Comme par hasard, il n’est pas le seul et doit combattre un ennemi plus puissant que lui, etc.

Dans une époque où les séries et films de super-héros pleuvent de partout, tout comme The Boys (sans égaler son niveau de réalisation), Comment élever un super héros apporte, et c’est le cas de le dire, du sang neuf.

Ja'Siah Young in Raising Dion (2019)
Comment élever un super-héros / © Netflix

C’EST DION ET MOI CONTRE LE MONDE

Comme dit plus haut, la série tourne autour des difficultés que traverse sa mère face aux changements que subit son fils, Dion. L’élevant seule depuis la disparition de son mari (Michael B. Jordan), la vie ne lui fait pas vraiment de cadeau. Entre son enfant, la recherche d’un emploi, la poursuite d’un rêve et le deuil, Nicole garde la tête haute et c’est beau à voir. Les mères sont des lionnes et Comment élever un super héros nous le prouve encore une fois.

Alisha Wainwright in Raising Dion (2019)
Comment élever un super-héros / © Netflix

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ON SE PERD UN PEU…

En ce qui concerne le scénario, on peut dire que Michael B. Jordan et les scénaristes ne s’en sortent pas trop mal. On aimerait toutefois que les choses avancent plus vite à certains moments. La série se focalise sur des scènes inutiles qui n’apportent rien à l’histoire. Par exemple la recherche d’emploi de sa mère, ses cours de danse ou encore les scènes de frustration d’un des camarades de classes de Dion. On comprend sans comprendre et au fond, on pourrait s’en passer. De plus, il y a beaucoup trop de personnages secondaires qui, tout comme certaines scènes, ne servent pas à grand-chose, pour ne pas dire à rien.

Ja'Siah Young in Raising Dion (2019)
Comment élever un super-héros / © Netflix

Les acteurs s’en sortent très bien. Ja’Siah est adorable dans le rôle de Dion tout comme sa mère, jouée par le sosie d’Alicia Keys, Alisha Wainwright. Leur complicité touche nos cœurs à chaque scène. Mention spéciale au mentor de Dion, Pat, ancien collègue maladroit et meilleur ami de son père. Il apporte une touche d’humour et d’humanité qui fait plaisir.

Jason Ritter and Ja'Siah Young in Raising Dion (2019)
Comment élever un super-héros / © Netflix

Plaisir, c’est bien le mot. Comment élever un super héros fait plaisir. C’est une série qui se regarde un week-end, qui rassemble parents et enfants et qui nous sort du quotidien. Sans toucher l’excellence dans sa réalisation, elle gagne son pari, celui du divertissement familial et on ne va pas lui en demander plus.

On attend la deuxième saison avec impatience.

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