COUNTDOWN : UN DESTINATION FINALE MANQUÉE ?

Countdown, c’est le genre de film d’horreur que l’on regrette d’être allé voir au cinéma. Vendu comme effrayant, il est pourtant loin de l’être. Après 1h30 devant l’écran, le compteur frisson est comme l’affiche. C’est à dire à zéro…

Prévisible et peu effrayant, Countdown aurait pu mieux faire. Le concept proche d’un « Destination Finale » est pourtant intéressant. À l’heure des applications en tout genre, imaginez-en une qui vous dit combien de temps il vous reste à vivre. Intriguant n’est-ce pas? Sauf que lorsque l’on connaît le jour de notre mort, on change inévitablement notre façon de vivre, donc notre destin. Et ça, la mort n’aime pas du tout!

PALE COPIE DE DESTINATION FINALE

Pour son premier long-métrage, Justin Dec s’est lancé dans le film d’horreur. Pas facile et pourtant, comme dit plus haut, le concept est très intéressant mais sous exploité ou plutôt mal exploité. Avec un compte à rebours et la mort au trousse, on s’attend à des pièges posés par la mort comme dans Destination Finale, mais on reste sur notre faim. De plus et contrairement à DF, la mort (ou ce qui lui ressemble) dans Countdown n’est pas dans « l’atmosphère », ici, on la voit, littéralement.

Countdown : Photo Elizabeth Lail

Cela nous sort un peu de l’univers du film que l’on croyait plus réaliste que ça. D’ailleurs, on le comprend dès la première victime. Et là, on se dit : « Ah bon! C’est comme ça ici? » Enfin, on aime ou pas le surnaturel, le mélange malédiction et application de téléphone laisse dubitatif.

UN DÉROULEMENT PRÉVISIBLE

Malheureusement comme dans ce genre de film d’horreur, tout est prévisible dans Countdown et c’est dommage. On s’ennuie. La mort n’est pas assez sournoise et par conséquent, les « sentences » manquent de piment. En gros, il n’y a aucune nouveauté. Le couple à l’écran, joué par Elizabeth Lail (You) et Jordan Calloway (Riverdale) est mou. Le pire dans tout ça, c’est qu’on les voit 70% du temps. Il est clair qu’il n’y a pas de temps pour l’amour lorsque votre mort approche, mais tout de même, ça manque d’interactions.

Les autres protagonistes n’aident pas à relever le niveau de Countdown. Toutefois, mention spéciale au vendeur de téléphone (Tom Segura) et à son sarcasme qui nous fait bien rire. Coté effets spéciaux, ce n’est pas mal, pas mal du tout. Cependant, on n’en voit pas assez et c’est dommage. Le côté surnaturel est au final sous-exploité. La fin est un peu brouillonne. On ne comprend pas tout. Enfin, est-ce qu’il y a vraiment beaucoup de choses à comprendre ?

%d blogueurs aiment cette page :