Publicités

DÉCOUVERTE MUSIQUE : YA MINKO, UN ARTISTE GABONAIS VENU DES USA !

Ya Minko est un artiste Gabonais de Washington D.C aux États-Unis. Derrière ce nom, se cache un musicien talentueux qui utilise sa musique pour véhiculer des messages d’amour, d’émancipation, de persévérance et d’unité. Tant de principe qui lui tiennent à cœur.

TIRED DE YA MINKO

QUI EST YA MINKO ?

Ya Minko est un artiste Gabonais résidant à Washington D.C, aux États-Unis. Si l’on devait définir sa musique, celle-ci touche plusieurs genres allant du Hip-Hop à l’AfroBeat en passant par le R&B et la Pop.

Autant dire que Ya Minko est polyvant. Il compose et écrit aussi pour d’autres artistes. Débrouillard, il apprend tout seul, grâce aux tutoriels YouTube et à la lecture, à mixer, enregistrer, écrire et produire.

Mais dans tout ça, que veut dire Ya Minko ?

D’origine Vili, Lumbu et Fang (ethnies gabonaises), Ya Minko s’inspire de ses racines pour trouver son nom.

Du côté Vili et Lumbu de ma famille, pour affirmer l’autorité d’un ainé, on dit « Ya ». D’ailleurs, le côté Fang de ma famille cette coutume risible. Ils s’appellent par leurs prénoms car ils estiment que le respect se mérite avant d’être donné. En m’appelant Ya Minko, j’ai combiné de la manière la plus simple, et en même temps la plus intéressante et contradictoire, le nord et le sud de mon patrimoine culturel.

LE NOM À SON IMPORTANCE

Pour Ya Minko, le nom a son importance. Le nom est porteur d’une valeur, d’une image, d’une personnalité.

[…] Je crois en ma capacité d’ajouter de la valeur à tout ce que je représente. Du coup si je dois ajouter de la valeur à quoi que ce soit et représenter quoi que ce soit, ça devrait être mon nom de famille, ma culture et mes origines. Lorsque le monde écrira Ya Minko sur des panneaux publicitaires, couvertures de magazine et autres médias, je n’aurais pas besoin de leur demander d’exporter ma culture. Mon nom, et la marque associée à lui auront déjà fait la moitie du travail et toutes questions le concernant, dirigeront la conversation vers ma culture, le passé, les coutumes de mon peuple et sa richesse

DÉCOUVERTE MUSIQUE : VICKY R, LE TALENT « COMME » PERSONNE [VIDÉO]

L’ATELIER SLAM : LE DÉCLIC

C’est au lycée qu’il se découvre un réel don pour la musique. Alors qu’il fréquente le lycée français Blaise Pascal à Libreville (Gabon), il fréquente un atelier slam. Là-bas, il rencontre Buju Lynx et Buumihks, mais aussi MarcoSan : les plus belles plumes de l’atelier à l’époque. Sans plus tarder, il se fait remarquer par sa plume et devient membre permanent.

Après un succès modéré, l’atelier slam devient un atelier Hip-Hop. Buju lui enseigne l’histoire et les bases du Hip-Hop ainsi que de l’industrie musicale gabonaise, en plus des valeurs et l’importance du message dans la musique.

Je suis éternellement reconnaissant pour ses enseignements. Aujourd’hui je sais qu’ils ont changé ma vie et m’ont aidé a bâtir une fondation solide pour l’artiste que je deviens un peu plus chaque jour

Cette année-là il enregistre son premier morceau officiel « Dinguerie Djazze » et un featuring avec sa sœur pour la mixtape de son lycée.

BOOBA L’A VALIDÉ: À LA DÉCOUVERTE DE DON NAKESS

UN GABONAIS DANS WASHINGTON D.C.

Ya Minko a laissé les études pour se consacrer à la musique à temps plein. Un choix qu’il assume malgré les difficultés que cela représente. De plus, réussir dans la musique aux USA, n’est pas facile, encore moins lorsque l’on est étranger. Il y a beaucoup de talents et le game est très compétitif. Il est d’autant plus compliqué de se faire une fan base quand on n’a pas grandi dans le pays.

N’ayant pas grandi ici, les choses sont encore plus difficiles pour moi parce que je n’ai pas l’avantage d’avoir une tonne d’amis du lycée ou dans le voisinage qui supportent mes efforts en masse. Mais je me suis créer une communauté, une famille et un jour après l’autre, les choses avancent. Le DMV (Washington DC est situé au milieu de trois états : Le District de Columbia, la Virginie et le Maryland. On appelle l’ensemble, le DMV) me fait sentir comme chez moi, autant voir plus par moment, que le Gabon.

Son nouveau titre : TEMPO, sorti le 2 juillet 2019.

YA MINKO : « JE N’AI RIEN CONTRE L’EGOTRIP »

Il est rare de trouver de l’egotrip dans sa musique. En effet, Ya Minko préfère raconter des histoires mais n’a rien contre l’egotrip. Il trouve ça entertaining, mais ce n’est pas le genre de musique qu’il veut faire.

Le trap et le rap actuel sont super variés, c’est vraiment impressionnant. Dans le même gamme on a Nekfeu et Niska qui peuvent exister sans avoir a se soucier de leurs audiences respectives. Même chose pour Drake, Kendrick, Cole et des rappeurs comme Thug, Future, Trel, Sauce Walka, ou Lil Uzi, Trippie et ceux de la nouvelle génération. Ils ont tous une place et tous une audience. Les opinions divergent sur la légitimité de leur impact, mais c’est pas vraiment mon problème. Et puis le peuple choisi ce qui le divertit d’une manière ou d’une autre. Ça rend les choses intéressantes parce qu’il y a de tout pour tout le monde, a un très haut niveau de qualité, de vente et de ccompétition.

MUSIQUE : JENNIFER LOPEZ EST-ELLE UNE VOLEUSE DE HITS ?

SES INSPIRATIONS DU MOMENT

Ya Minko écoute de tout. Il passe beaucoup de temps à s’écouter afin d’améliorer son rap, mais s’inspire d’artistes du monde entier.

Je dirais Jay-Z (le meilleur de tous les temps), Kendrick, Drake niveau mélodie, hip-hop un peu R&B avec des tendances pop. Micky énormément au début de BGMFK. C’est un pionnier. Nix en termes d’éthique de travail au début. Enfin beaucoup de groupes de rock, alternative et funk, et pas mal d’indie.

TIRED : UN TITRE FAIT POUR ATTIRER L’ATTENTION

Tired est un titre qui explore différentes formes de fatigue : mentale, intellectuelle, émotionnelle, etc. La première partie de la chanson, aborde l’anxiété sociale et le manque de confiance en soi.

Je parle de la manière dont les rêves des artistes sont rarement supportés (pour de très bonnes raisons) par les familles d’enfants grandissants en Afrique. Je parle d’injustice contre les femmes, et du besoin de prendre leurs droits, leurs réalités et leurs inquiétudes au sérieux. Il est important pour les hommes de comprendre que le sexisme est aussi ancré dans la société que le racisme, sinon plus.J

UN RAPPEUR ENGAGÉ

Le jeune artiste Gabonais soulève différentes questions sociétales à travers TIRED. Ce n’est pas juste une simple chanson, mais un appel à la prise de conscience, une sonnette d’alarme.

J’aborde la question du racisme, de l’immigration et de la manière dont l’Europe et les USA veulent se débarrasser de ce qu’ils considèrent comme un problème d’immigration noire, ou autre. Ils oublient le fait que ces peuples ne seraient pas en contact avec leurs réalités, s’ils ne les avaient pas arraché de leurs terres après les avoir pillé, violé, déshumanisé et brisé à répétition.

Je parle de la violence des noirs sur les noirs et du besoin pour les peuples africains/noir/marginaux de s’unir au lieu de se battre parce que nous avons des problèmes communs et que les solutions viennent de l’unité et non de la division pour des raisons puérils. Je parle du besoin d’aimer et de ressentir, je parle de racisme et de la suprématie blanche et de la façon dont le monde veut amoindrir et ridiculiser les problèmes et les requêtes des peuples noirs et autres sous le prétexte que nous voulons piller leurs ressources, alors que leurs ressources existe en grande partie à cause des bénéfices tirés de la colonisation et de la traite négrière inhumaine.

Quoi qu’il en soit, je parle d’espoir, et je parle du fait que malgré tout, ces choses ne me donnent pas envie d’abandonner. Je n’ai pas l’intention de laisser tomber avant d’avoir atteint mes objectifs et ceux que j’ai en tête pour l’amélioration de notre société. C’est notre responsabilité de laisser la société dans un meilleur état que celui dans laquelle nous l’avons trouvé. Abandonner, peu importe ce qui arrive n’est pas une option.

L’APRÈS TIRED ET MASTERMIND BL

TIRED est disponible sur Spotify et le clip est déjà prévu. Le rappeur nous prépare une vidéo pleine d’émotions. Étant tout seul, il dispose d’un budget limité. D’ailleurs la cover de TIRED, réalisé par May Agnes, une designer graphique de Montreal a été fait à un prix réduit car elle a cru à ce qu’elle a entendu [dans le son].

En ce qui concerne Mastermind BL, c’est le nom qu’il utilise avec son frère, Lysian, lorsqu’ils travaillent ensemble. Ils ont toujours collaboré. Lysian a été le premier a mixé entre les deux.

C’est la famille avant tout. Un état d’esprit qui repousse les limites de l’impossible par le pouvoir de l’harmonie entre la cœur, l’esprit et le corps et leur constante activité qui mène à leur optimisation dans tous les environnements.

Ya Minko n’en est pas à son premier morceau et certainement pas le dernier. D’ailleurs, on vous invite à écouter WINDOWS. On va continuer à le suivre.

Toute la musique de Ya Minko est disponible sur Spotify et Soundcloud.

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :