DOSSIER: ASSASSIN’S CREED, UN AVENIR INCERTAIN ?

DOSSIER: ASSASSIN'S CREED, UN AVENIR INCERTAIN ?

La saga Assassin’s Creed est l’une des plus populaire de l’histoire des jeux vidéo. Cependant, est-ce qu’elle ne se dirige pas vers un avenir incertain ?

Le prochain opus d’Assassin’s Creed vient de dévoiler son 1er Gameplay Teaser. On a notamment pu observer à travers les premières images que nous sommes loin de la claque visuelle next-gen à laquelle beaucoup de joueurs s’attendent. Normal, dirons-nous pour un jeu cross-générationnel. Cependant, nous allons soulever un point qui divise les fans de la saga : le changement de direction du Game Design qui s’oriente vers un modèle RPG depuis AC Origins.

DOSSIER: ASSASSIN'S CREED, UN AVENIR INCERTAIN ?

Nous sommes en 2007, la Playstation 2 est au summum de son succès avec des jeux tels que Call of duty 4 MW, God Of War 2 ou Uncharted dans le top des ventes. Parmi eux, apparaît le nouveau-né de chez Ubisoft. À ce moment, personne n’imagine qu’il sera le premier d’une très longue saga qui révolutionnera la scène des jeux vidéos à monde ouvert.

A l’époque, le meilleur dans ce registre était le petit prodige de la firme étoilée Rockstar, GTA San Andréas. Cependant, Assassin’s Creed va tout de suite montrer qu’il n’y a pas de quoi rougir face à la concurrence.

Altaïr, précurseur de la lignée des assassins, nous aura parfaitement démontré l’étendue du potentiel de la saga :

  • Grimper sur des murs aussi aisément que Spider-Man pour se hisser au sommet des plus grandes structures avant de fondre tel un aigle sur sa cible,
  • Se déplacer rapidement grâce à la maîtrise de l’art du parkour.
  • L’assassinat d’ennemies en silence grâce aux lames secrètes, avant de s’évaporer en effectuant le saut de l’aigle.

Autant d’atouts qui faisaient l’authenticité de ce titre.

 

Les années se suivent, les consoles aussi, la saga grandit et nous avec. On passe d’un Altaïr, à un Ezio Auditore plus charismatique, on apprend aussi à gérer les deux mondes avec Desmonds Miles. On découvre le véritable objectif de l’aventure et la profondeur du combat que mènent les Assassins contre les Templiers. Bref, le jeu n’est plus juste un monde ouvert où tout est permis, mais il nous plonge littéralement au beau milieu d’un scénario historique captivant.

Les années passent et chaque nouveau jeu de la saga est attendu tel une nouvelle saison de votre série préférée sur Netflix. On passe d’un assassin solitaire à une bande d’assassins expérimentés dans Brotherhood. Ces derniers peuvent venir nous prêter main forte en cas de problème. Ubisoft profite même pour introduire un mode multi-joueurs online pvp. Certes anecdotique, au vu du peu de champs de possibilité en termes de missions. Sans oublier la taille minuscule des map, mais on appréciera la prise d’initiative.

DOSSIER: ASSASSIN'S CREED, UN AVENIR INCERTAIN ?

Après un AC Revelations qui finira de conclure les intrigues et les mystères attachés à l’histoire d’Ezio Auditore, Ubisoft décide de revenir à la nomination chronologique de la saga avec Assassin’s Creed III.

Et là gros coup d’éclat.

[Attention Spoiler] 

Après une cinématique d’introduction avec Desmonds Miles, nous entrons dans l’Animus et  commençons l’histoire dans la peau d’Haytam Kenway qui doit effectuer un voyage vers Boston après avoir assassiné une cible importante dans un opéra de Londres.

Cette entrée en matière dans l’univers reste d’ailleurs comme l’une des plus élégantes de la franchise. Pendant les 4 premières heures du jeu, on va penser que notre personnage principal est effectivement Haytam. Toutefois, dès la fin de la première partie de la séquence de jeu, on se rend très vite compte que cet homme mystérieux aux capacités similaires à celles des assassins est en réalité un templier.

Plus tard dans l’histoire, on apprend qu’Haytam avait une liaison avec une Amérindienne. C’est donc dans la peau de Ratonhnhaké: ton, son fils, que nous grandirons aux côtés des villageois de la communauté des Mohawk.

C’est ici que le Gameplay de AC 3 se dévoile et se démarque subtilement de celui de ses petits frères. Aux commandes de Connor (Ratonhnhaké:ton) on devra rapidement apprendre à survivre en allant à la chasse munit d’un arc, de pièges à lièvre et de nos capacités de Parkour. La beauté du jeu se révèle lorsqu’on réalise que – pour la première fois – notre assassin ne grimpe plus seulement les bâtiments, mais les arbres aussi.

La fluidité des mouvements, la légèreté des déplacements, le sentiment de dominer la forêt et surtout la sensation de faire corps avec la nature s’emparent tout de suite de nous. C’est une expérience sans précédent et on comprend tout de suite que cet assassin amérindien (à peine âgé d’une dizaine d’années) promet d’être le meilleur de sa génération.

Durant son ascension nous serons même amenés à construire un navire et à recruter des matelots pour conquérir les océans. Une première dans la franchise.

Si on a pris le temps de vous détailler les dessous d’Assassin’s Creed 3, c’est parce que, selon nous c’est l’épisode qui a proposé le gameplay le plus complet de la série. Il a donc servi de base à la création de tous les autres opus qui ont suivi.

D’ailleurs, AC IV Black Flag et AC Rogue nous plongeront dans la peau des premiers « assassins pirates » en utilisant des mécaniques de navigation maritime plus poussées qu’avec Connor Kenway avec un environnement plus développé, plus réaliste et toujours plus immersif.

AC Unity (le mal aimé de la saga) aura eu le mérite d’essayer d’approfondir l’expérience au cœur d’un Paris historique en plein développement.

Puis 1 an plus tard, Syndicate finira d’achever la longue quête des assassins dans leur combat contre les templiers, avec le meilleur duo d’assassins, les jumeaux Frye. Ces derniers se battent pour libérer Londres en 1868. Il restera comme l’épisode le plus récent en termes de chronologie.

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Puis c’est le grand vide. Pendant 2 ans car Ubisoft nous laisse orphelins d’une suite. Les mauvaises retombées médiatiques de Unity dû à ses nombreux bugs et la répétitivité de certaines mécaniques de gameplay ont agacé les fans.

C’est donc en 2017 que l’on entend de nouveau parler de la franchise avec un titre qui fera rêver dès le début de sa première présentation.

DOSSIER: ASSASSIN'S CREED, UN AVENIR INCERTAIN ?

Assassin’s Creed Origins s’impose directement par son aspect précurseur et historique. L’angle de la mythologie égyptienne était parfait pour un scénario retraçant la longue lignée des assassins. Ubisoft tenait une pépite pour relancer la saga sur de meilleures bases.

C’était sans compter sur l’énorme prise de risque que les équipes d’Ismail Ashraf (Directeur Créatif de Black Flag et Valhalla) ont pris, en changeant ce qui a fait le succès des précédents opus : Le Game Design.

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Dès les premières minutes du jeu, on prend possession de Bayek un guerrier de Siwa à la recherche de ses véritables origines.

Si le scénario en lui-même n’est pas un problème, on se rend compte très vite que le jeu hérite d’une lourdeur dans les déplacements et d’un manque cruel de fluidité. On le constate lorsque l’on prend un chameau dès le début du jeu et qu’on commence à parcourir un long chemin désertique qui peut durer plusieurs minutes sans qu’il ne se passe rien.

Les événements aléatoires, étant trop aléatoires pour le coup, on a vite fait de s’ennuyer dans cette Egypte ancienne. Heureusement, il y a la possibilité de passer en mode pilote automatique en prenant possession de l’aigle de Bayek pour profiter du paysage.

La grosse surprise survient surtout lors de nos premiers combats. On se rend vite compte que notre héros principal, censé être l’ancêtre des assassins est incapable de « OneShot » ses ennemis. La cause ? Le gameplay complètement renouvelé qui s’apparente désormais à un RPG. Il faut s’y prendre plusieurs reprises avant de pouvoir venir à bout des premiers adversaires.

Après quelques heures de jeu on en vient même à se poser des questions sur la légitimité de cet assassin. On doit farmer pour son équipement afin de devenir plus fort avant de se frotter à des adversaires plus coriaces. Par-dessus tout, l’absence des lames secrètes se fait lourdement ressentir.

Bayek manque cruellement d’élégance, de charisme et de « force » par rapport aux autres assassins. De plus, le manque d’orientation dans le jeu nous perd un peu dans la direction que doit prendre le scénario. Il n’y a aucune différence entre les missions principales et secondaires si bien qu’on se perd très vite dans ce grand désert à chercher notre objectif.

 

C’est certes un monde ouvert avec plein de possibilités, mais il est tellement désertique qu’on perd le plaisir du gameplay des Parkour assassins. Monter au sommet d’une pyramide est un défi intéressant, mais quasi inutile. Très vite on commence à s’ennuyer dans le jeu. Sans parler des bugs et des micro-transactions qui viennent gâcher l’expérience globale.

Le jeu n’aura donc pas fait l’unanimité, mais Ubisoft ne dira pas son dernier mot. L’année suivante ils remettent une couche avec le célèbre AC Odyssey qui nous entraînera sur les champs de bataille de la mythologie grecque. Encore un très bon angle historique. D’ailleurs son ajout majeur est la possibilité de contrôler un personnage féminin (tout comme dans AC Syndicate).

 

Le bémol est que l’on  a comme une légère impression de ne plus être réellement dans un AC, mais plutôt un genre de God of War sauce The Witcher où chacune de nos décisions aura un impact différent sur le scénario. L’idée est bonne certes, mais on perd littéralement l’âme de ce qui faisait le succès de la saga. Ce dernier opus restera comme le meilleur en termes de vente, probablement grâce à l’univers mythologique grecque, qui aujourd’hui encore fascine le monde.

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Alors vous vous doutez bien que lorsqu’on a annoncé un nouvel opus basé sur la mythologie Nordique (Cc @GodOfWar) on s’attend à ce qu’Ubisoft nous ponde un scénario digne de la série Netflix Vikings.

Ce sera avec plaisir que nous testerons le jeu dans l’espoir que les mécaniques de gameplay des anciens assassins refassent surface afin que les puristes retrouvent le plaisir des lames secrètes. Aussi, que le côté RPG ne donne pas l’impression que les microtransactions sont indispensables pour évoluer normalement.

Quoi qu’il en soit nous attendons avec impatience la suite des news concernant AC Valhalla en espérant que ce ne sera pas le dernier virage de la saga vers l’autre monde.

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