EXTREMELY WICKED, SHOCKINGLY EVIL AND VILE, UN THRILLER PSYCHOLOGIQUE REMARQUABLE

Extremely Wicked, Zac Efron

Un Zac Efron plus froid et remarquable que jamais dans son interprétation du tueur et manipulateur Ted Bundy (Extremely wicked, shockingly evil and vile sur Netflix).

Extremely wicked, shockingly evil and vile, c’est la dernière adaptation Netflix des crimes tristement célèbres du tueur en série Ted Bundy. Porté par la performance unique et, qu’on se le dise, surprenante de Zac Efron, ce film s’inscrit parfaitement dans les adaptations de faits divers réels. Ces dernières pourraient d’ailleurs devenir une nouvelle catégorie made in Netflix. Retour sur le procès américain le plus médiatisé de cette décennie.

Extremely Wicked, Zac Efron
Un Zac Efron plus froid et remarquable que jamais dans son interprétation du tueur et manipulateur Ted Bundy (Extremely wicked, shockingly evil and vile sur Netflix).

Sans voix. C’est l’impression amère et fascinante que nous laisse ce film de Joe Berlinger (Blair Witch 2, The Colonel) sur la plateforme Netflix. Le réalisateur nous plonge dans l’Amérique des années 70 afin de suivre le procès du séduisant Ted Bundy (Zac Efron), l’auteur de 32 viols et meurtres de jeunes étudiantes américaines entre les années 1974 et 1978.

UN SCÉNARIO MORCELÉ QUOIQUE BIEN FICELÉ

On y suit la rencontre de ce dernier avec Liz Kloepfer (Lily Collins). Leurs années d’amour et de bonheur, néanmoins entrecoupés de soupçons innocents, puis le contraste brutal avec l’arrestation de Bundy. La jeune femme se questionnera finalement jusqu’à la veille même de l’exécution de l’homme qu’elle aimait.

S’ensuit une série de flashbacks qui permettent de rassembler le puzzle représentant ses actes tourmentés. Notons que le procès de Ted Bundy est le premier à être autant médiatisé à la télévision américaine.

Extremely wicked, family portrait
Tout semblait pour le moins parfait dans cette famille, et pourtant…(Extremely wicked, shockingly evil and vile sur Netflix)

TED BUNDY, UN TUEUR EN SÉRIE FASCINANT

Extremely wicked, shockingly evil and vile…un titre particulièrement long et pourtant terriblement lourd de sens. En effet, c’est ainsi que ces crimes tristement célèbres sont qualifiés par la justice de l’époque. Particulièrement atroces et cruels, extrêmement vicieux, scandaleusement abominables.

Cette fiction reste fidèle aux événements passés. De vraies extraits du procès, issus des archives, sont d’ailleurs ajoutés au générique. Fasciné par ce tueur en série, Joe Berlinger signe ainsi sa deuxième adaptation avec Extremely wicked. En effet, il a déjà sorti un documentaire : Conversation with a Killer ou en français Ted Bundy : Autoportrait d’un tueur.

Extremely wicked, Zac Efron et Jim Parsons
Le premier procès médiatisé: un spectacle pour Ted Bundy (Zac Efron), un défi pour Larry Simpson (Jim Parsons) (Extremely wicked, shockingly evil and vile sur Netflix)

QUAND LA SUGGESTION PREND FINALEMENT LE PAS SUR CE QUE L’ON VOIT…

Bien qu’il traite un sujet particulièrement atroce, ce film ne s’inscrit clairement pas dans le « gore ». On y voit rarement des scènes violentes et tout y est, au contraire, suggéré. Adeptes de sang et de violences cinématographiques, cette version édulcorée vous décevra probablement…

Pourtant il est souvent bien pire d’imaginer une scène que de la voir réellement se dérouler sous nos yeux. Dès les premières secondes du film, le réalisateur prend d’ailleurs la liberté de citer le philosophe allemand Goethe.

« Peu de gens ont l’imagination de la réalité ».

Un parti pris donc pour Berlinger qui suggère uniquement des actes, pourtant atrocement qualifiés dans le titre même de l’œuvre.

Son sourire séducteur laisse parfois place à un regard dur (Extremely wicked, shockingly evil and vile sur Netflix)

UNE TÊTE D’AFFICHE SURPRENANTE MAIS FINALEMENT CONVAINCANTE

Sur l’affiche, Zac Efron (New Year’s Eve, The Greatest Showman) en tueur en série froid et manipulateur, on n’y croyait pas vraiment. Et pourtant, aux oubliettes le joli cœur qui se pavanait sur les bancs du lycée dans High School Musical.

Dans cette adaptation de faits réels, l’interprétation de l’acteur américain au sourire ravageur fascine par son efficacité. Les mots sont parfois superflus tant l’expression de son visage trahi une prouesse de jeu impeccable. En effet, il passe d’un sourire séducteur et jovial à un regard glacial en une fraction de secondes.

Extremely wicked, Lily Collins
Lily Collins, éblouissante dans son rôle criant de vérité d’une victime amoureuse d’un monstre (Extremely wicked, shockingly evil and vile sur Netflix)

UN CASTING DE CHOIX POUR DES PERSONNAGES TRAVAILLÉS

Il est brillamment accompagné de Lily Collins (Okja, Blanche-Neige, Tolkien), bouleversante en femme brisée abordant le thème de la culpabilité des victimes. Mention spéciale à John Malkovitch (Les liaisons dangereuses, Zoolander, Bird Box) en juge impartial, mais déçu face aux choix incompréhensifs d’un homme aussi brillant. Jim Parsons (The Big Bang Theory, Les figures de l’ombre), quant à lui, étonnant dans son rôle d’avocat déterminé à faire tomber Ted Bundy, n’est pas en reste.

Un pari réussi donc pour Netflix qui, depuis quelques temps, se passionne pour l’association film et documentaire adaptés d’une histoire vraie (Dirty John). À peine le film terminé, les questions fusent. Les spectateurs ne pourront s’empêcher d’aller consulter la page Wikipédia de ce tueur en série énigmatique pour essayer d’y dénicher certaines réponses.

Un thriller psychologique à découvrir dès que possible et sans hésiter pour la prestation remarquable de Zac Efron.

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