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LA LUTTE DES CLASSES : ENTRE MIXITE SOCIALE ET OUVERTURE D’ESPRIT

De temps en temps, il est bon de sortir la tête des blockbusters et des films d’actions. De temps en temps, il est bon de regarder autour de nous et de voir que nous vivons dans une époque où la mixité sociale est un problème de société qui ne devrait pas en être un, mais plutôt une solution. La Lutte des Classes, c’est ce film qui vous ouvre les yeux et pas seulement.

La Lutte des Classes nous entraine dans la vie de famille de Paul (Edouard Baer) et Sofia (Leïla Bekhti). Paul est batteur dans groupe de rock/punk passé aux oubliettes, mais connu pour un clip plus que provocateur. Quant à Sofia, elle est avocate dans un grand cabinet de Paris.

Ensemble, ils élèvent deux enfants. La première fille de Paul, et Corentin, le petit dernier. La famille réside à Bagnolet dans le côté résidentiel de la banlieue. Tout le monde se connaît là-bas. Les parents se côtoient et les enfants fréquentent l’école primaire Jean Jaurès. Un de ces établissements oubliés par l’Éducation nationale.

Tom Levy et Edouard Baer © KARE PRODUCTIONS – UGC IMAGES – ORANGE STUDIO – FRANCE 2 CINEMA – CHAOCORP PRODUCTIONS – SCOPE PICTURES 4

Cependant, un jour, un incident se produit dans une des classes de l’école. Celui-ci pousse les parents des amis de Corentin à les inscrire à Saint-Benoit, une école privée. Corentin se retrouve seul et veut les rejoindre. C’est sans savoir que ses parents sont des gauchistes.

C’est alors que Paul et Sofia sont partagés entre leurs principes et l’avenir de leur enfant.

À LA FRONTIÈRE DE LA MIXITÉ SOCIALE

Avec La Lutte des Classes, Michel Leclerc signe son 5ᵉ long-métrage. Celui que l’on connaît pour Le Nom des Gens nous apporte un peu de fraicheur en cet été. C’est une comédie dramatique abordant des problèmes de société que nous connaissons, sans pour autant chercher à nous donner des leçons.

Ici, le film se concentre sur la mixité et la laïcité dans les écoles et comment celles-ci affectent les interactions entre les enfants et leurs répercussions sur les parents. Sans oublier la fuite des élèves des écoles publiques vers les écoles privées.

Claudia Tagbo © KARE PRODUCTIONS – UGC IMAGES – ORANGE STUDIO – FRANCE 2 CINEMA – CHAOCORP PRODUCTIONS – SCOPE PICTURES 4

Le film essaye de ne pas se perdre et pourtant le sujet est vaste. Entre le directeur qui veut sauver son école, les idées reçues sur les religions et l’insécurité en banlieue, le réalisateur s’en sort plutôt bien, tout comme les acteurs.

EDOUARD BAER ET LEILA BEHKTI AU TOP

Édouard Baer est très bon dans le rôle d’un père maladroit, mais prêt à tout pour protéger son fils et sa famille. On en redemande. Leïla Bekhti confirme encore sa position d’actrice référence en France. Elle a cerné son personnage et belle est son interprétation d’une jeune mère qui ne sait plus où donner de la tête par peur pour son enfant.

Leila Bekhti et Edouard Baer © KARE PRODUCTIONS – UGC IMAGES – ORANGE STUDIO – FRANCE 2 CINEMA – CHAOCORP PRODUCTIONS – SCOPE PICTURES 4

Les deux acteurs nous offrent un couple que rien ne rapproche sur le papier, mais que l’on trouve de plus en plus attachant au fil des minutes. Un coup, on les comprend dans leur choix, puis un autre non. Ils arrivent à nous faire vivre leur confusion et leurs peurs.

Ramzy Bedia est adorable en directeur qui joue le faux sévère par amour pour les enfants de l’école. Cependant, il y a quelques clichés à déplorer dans le choix des personnages.

Baya Kasmi © KARE PRODUCTIONS – UGC IMAGES – ORANGE STUDIO – FRANCE 2 CINEMA – CHAOCORP PRODUCTIONS – SCOPE PICTURES 4

UN GROS POINT NOIR…

Bien évidemment, le film n’est pas exempt de tout reproche. Cependant, son gros point noir se trouve à la fin. En effet, les 5-6 dernières minutes n’ont tout simplement pas de sens et paraissent complètement déconnectées du reste du film. C’est dommage. On a l’impression d’avoir roulé tranquillement pendant 1 h 30 et à 5 minutes de l’arrivée, BOUM ! Une crevaison…

Néanmoins, La Lutte des Classes est à voir en famille ou entre amis, tant il ouvre, non pas seulement les yeux, mais aussi l’esprit. C’est le genre de film dont on a besoin de temps en temps aujourd’hui.

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