BLOG

LE JEU DE LA DAME : GÉNIAL !

Est-ce que la mini-série de Netflix, Le Jeu de la Dame mérite tout le buzz autour d’elle ? On vous partage notre avis !

Le Jeu de La Dame nous raconte l’histoire d’Elizabeth Harmon (Anya Taylor-Joy), orpheline et prodige des échecs. Elle tombe amoureuse du jeu à l’âge de 8 ans alors qu’elle vit dans un orphelinat. Elle apprend les rouages et les principales mécaniques des échecs à l’écart du reste de l’orphelinat avec le gardien de l’établissement. Les années passent et la voilà adoptée par un couple. À ce moment précis, sa vie va prendre un tout autre sens. Le monde des échecs s’ouvre à elle et commence alors sa quête vers le statut de championne du monde et grand maître des échecs.

LE JEU DE LA DAME N’EST PAS VRAIMENT HISTOIRE VRAIE

LE JEU DE LA DAME : GÉNIAL !

La mini-série est inspirée du livre du même nom écrit par Walter Tevis (The Hustler et The Man Who Fell To Earth). L’auteur explique dans une interview en 1983 qu’il s’est inspiré du génie, de l’obsession et de ses expériences personnelles dans le monde des échecs compétitifs et de la toxicomanie. En effet, Le Jeu de la Dame est en réalité une histoire sur le passage à l’âge adulte dans une Amérique en plein milieu de la guerre froide. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas une histoire vraie même si elle est très inspirée du grand maître américain des échecs, Bobby Fischer. D’ailleurs, il est le premier américain à remporter le championnat du monde des échecs en battant le russe Boris Spassky.

LE JEU DE LA DAME : GÉNIAL !

Malheureusement pour notre héroïne, à son époque, il est impossible pour une femme de se hisser au sommet des échecs. La période de la guerre froide n’était pas vraiment propice à l’émancipation de la femme dans bien des domaines. C’est une des libertés que prend la série et on en est ravi. Pour la petite histoire, aujourd’hui, il existe bien des championnats mondiaux d’échecs réservés aux femmes, mais il serait temps de mélanger tous les sexes. C’est un sport intellectuel avant tout donc on ne comprend pas pourquoi les hommes et les femmes doivent être séparés. Enfin, si jamais vous avez le temps, aller voir Judit Plogár, celle que l’on surnommait la Reine des Échecs. Elle a battu Garry Kasparov en septembre 2002.

UNE RÉALISATION RÉFLÉCHIE

Les réalisateurs ont fait un très bon travail afin de rendre les parties d’échecs exaltantes et excitantes. Chaque plan est réfléchi, travaillé et intéressant. On apprécie les couleurs même si le papier peint de l’époque fait mal aux yeux. La direction photo est superbe et on prend plaisir à regarder chaque plan. Malgré une certaine lenteur, on reste captivé par le rythme de la série. On ne pensait pas que les parties d’échecs pouvaient nous tenir éveillées. C’est peut-être l’une des raisons pour laquelle c’est une mini-série de sept épisodes. Une dizaine d’épisodes sur les échecs ? Ça peut faire long… même avec une très bonne réalisation.

LE JEU DE LA DAME : GÉNIAL !

ENVOUTANTE ANYA TAYLOR-JOY

Les acteurs font un travail super ! Anya Taylor-Joy (Emma, The Last Mutants) est surprenante et captivante. Son regard envoûte, exprime et nous plonge dans une espèce de mysticisme étrange et émouvant. Bref, ça sent l’EMMY pour elle. Son personnage est à la fois simple et complexe. Simple parce qu’elle ne pense qu’aux échecs et complexe à cause de son passé et sa dépendance aux drogues et à l’alcool. En effet, son personnage consomme ce que l’on appelle du Xanzolam (médicament fictif). Une drogue qui l’aide à se concentrer quand elle subit un grand stress. C’est un parallèle avec ce que les femmes américaines dans les années 1960 consommaient, le Librium, pour combattre l’anxiété et l’insomnie.

LE JEU DE LA DAME : GÉNIAL !

PEUT-ÊTRE LA SÉRIE DE L’ANNÉE ?

Pourquoi on vous la conseille ? Tout simplement parce qu’il y a peu de fausses notes. Chaque épisode traverse un passage de sa vie. On la voit grandir, se faire des amis, améliorer son jeu et nouer un lien fort avec sa mère adoptive. D’ailleurs Mrs Wheatley (Marielle Heller) est l’une des raisons de son succès, même si l’on n’est pas forcément d’accord avec toutes ses méthodes. Les rôles secondaires, que ce soit Benny Watts (Thomas Brodie-Sangster), Townes (Jacob Fortune-LLoyd) ou Harry Beltik (Harry Melling) nous marquent chacun à leur façon. Il est juste dommage que sa meilleure amie, Jolene (Moses Ingram) n’ait pas eu plus de temps à l’écran.

LE JEU DE LA DAME : GÉNIAL !

Le Jeu de la Dame nous offre une histoire d’émancipation, de poursuite de son rêve malgré nos vices, de persévérance et surtout d’amitié. Le tout sur fond d’échiquier bien évidemment.

%d blogueurs aiment cette page :