L’ÉTREINTE : UN RETOUR MITIGÉ POUR EMMANUELLE BEART

Attendu comme le loup blanc, le retour d’Emmanuelle Béart sur les écrans avec L’Étreinte n’a pas eu l’effet escompté. Pour les critiques, c’est une fausse bonne idée.

Emmanuel Béart revient donc dans le premier long-métrage de Ludovic Bergery, L’Étreinte. Voici ce que j’en pense.

DE QUOI PARLE L’ÉTREINTE ?

Margaux (Emmanuelle Béart) vient de perdre son mari, six mois auparavant. Elle décide de reprendre ses études de littérature allemande à Versailles et de vivre chez sa demi-sœur non loin de là. Elle côtoie un groupe de jeunes étudiants, dont Aurélien (Vincent Dedienne). En parallèle, elle tente de retrouver la sensation d’amour qu’elle a perdu avec le décès de son mari, mais également une vie sexuelle, elle aussi perdue depuis longtemps. Margaux s’essaie alors aux sites de rencontres jusqu’au point de se perdre dans son besoin de relations humaines. 

L'Etreinte - film 2020 - AlloCiné

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LA RÉALISATION DE L’ÉTREINTE N’EST PA ADAPTÉE AU SCÉNARIO

Malheureusement, pour son premier film Ludovic Bergery a choisi un sujet délicat. Le deuil. Difficile à jouer, à écrire et à tourner pour que celui-ci touche le spectateur et soit proche de la réalité. Le choix des acteurs est juste, Emmanuelle Béart signe un retour tout en délicatesse et lâche prise. Vincent Dedienne, pour une fois, est touchant, on s’attache à lui, on veut apprendre à le connaître. 

Cependant, le scénario n’est pas prêt pour ces deux acteurs. Il est mal tourné, il perd son sens. On se détache totalement de l’émotion qu’on aurait dû ressentir en voyant L’Étreinte

Pour ce qui est des plans, j’ai cru en percevoir des beaux, un peu suiveurs, proches, qui donnent une vision très sensuelle par moments. Malheureusement, la caméra épaule ne va pas avec l’histoire. J’imaginais plutôt des plans plus flottants, tournés avec un stabilisateur par exemple. Celui-ci aurait pu adoucir l’image. La caméra épaule, elle, donne des coups durs aux images, elle les alourdit. C’est certainement cette technique qui rend le film moins sensible. 

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MON AVIS

Je n’accroche pas parce que je n’arrive pas à m’attacher à Margaux. Son personnage n’est ni tendre, ni triste, ni drôle ou quoi que ce soit. Certains séquences du film sont longues. D’ailleurs, les longs et ennuyeux passages sont plus présents que les vivants. Alors qu’ils ne sont que secondaires dans L’Étreinte, j’ai plus envie de connaître la bande des jeunes avec qui elle étudie. Même Aurélien. Ils m’attirent plus que le personnage principal. 

Le deuil est tourné de manière totalement différente et je ne ressens pas les fameuses étapes. Je vois juste une femme qui a connu son mari et a basé toute sa vie sur lui. Maintenant, elle se retrouve sans lui et doit tout recommencer. C’est une sensation assez spéciale et j’ai l’impression que le film ne reflète pas la réalité. Elle enchaîne les relations, les rencontres foireuses et même si cela peut exister dans la vie de tous les jours, ce n’est pas autant marqué. Nous sommes loin du réel.

ALORS ?

ON MATE PAS ! L’Étreinte est un film sans grand intérêt. Les plans ne sont pas forcément beaux, il n’y a pas d’attache au personnage. Le film dure 1h40 et c’est certainement trop long. Je ne recommande vraiment pas.  

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