NBA : BLESSURE, TRADE, UNE SAISON RATÉE POUR LES LOS ANGELES LAKERS

LOS ANGELES, CALIFORNIA - MARCH 04: LeBron James #23 of the Los Angeles Lakers looks on during the second half of a game against the LA Clippers at Staples Center on March 04, 2019 in Los Angeles, California. The Los Angeles Clippers defeated the Los Angeles Lakers 113-105. (Photo by Sean M. Haffey/Getty Images)

On les voyait au moins Playoffs cette année avec l’arrivée de LeBron James. Les plus optimistes pensaient même qu’ils seraient capables de passer un ou deux tours, voir d’atteindre les finales. Puis tout s’est écroulé…est-ce la faute de King James, de Magic Johnson, des blessures ou un mauvais coaching ?

Les Los Angeles Lakers avait misé gros sur cette saison. Rapidement classé 4e de la conférence Ouest au début de saison, l’avenir semblait déjà radieux pour LeBron James et ses nouveaux jeunes coéquipiers. Le soleil brillait sur la ville et les lumières etaient plus que resplendissantes sur les parquets du Staples Center. Certains fans commençaient déjà à oublier Kobe Bryant, parce que King James était là et que l’équipe au maillot or et pourpre gagnait. Le haut du tableau fait vite tourner la tête.

LES BLESSURES…

Le premier problème ? La blessure de LeBron James. À 34 ans, les adducteurs mettent plus de temps à guérir que lorsque l’on a 22 ans. Le King James n’est plus indestructible. Absent pendant 18 matchs, ses coéquipiers ont terminé avec un bilan de 10 défaites pour 8 victoires. Ce n’est pas trop mauvais. Avant sa blessure, ils étaient à 20 victoires pour 14 défaites.  À son retour, les Lakers présentaient un bilan de 28 victoires pour 24 défaites. Jusqu’ici tout va bien. Ils étaient toujours dans le positif.

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© Sporting News

Le destin en a décidé autrement et les blessures dans le 5 majeur se sont accumulées. Rajon Rondo (34 matchs manqués), Lonzo Ball (19 matchs manqués et absent jusqu’à la fin de la saison), Brandon Ingram (15 matchs manqués et absent jusqu’à la fin de la saison). Les Los Angeles Lakers n’ont pas souvent eu leur 5 au complet dans la seconde moitié de la saison. Difficile d’avoir une cohésion d’équipe dans ces conditions et surtout un rythme.

LA TRADE DEADLINE

C’est sûrement la raison principale de leurs problèmes en cette seconde moitié de saison. En voulant échanger toute l’équipe ou presque, plus des tours de draft, Magic Johnson a tué le momentum de l’effectif. Tous ses jeunes joueurs, Kyle Kuzma, Lonzo Ball, Josh Hart, etc, se sont sentis comme trahis lorsqu’ils ont appris qu’ils allaient être échangés contre la superstar Anthony Davis.

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Quand on vous dit depuis le début de l’année que vous êtes l’avenir de la franchise, que l’on compte sur vous et que tout d’un coup, on veut vous échanger à la première occasion…comment être motivé au travail après ça ? Ils sont jeunes, à Los Angeles, Hollywood, la célébrité… Cela n’a pas dû être facile à encaisser. Pire encore, lorsque l’on apprend que c’est l’agent d’Anthony Davis, qui est aussi le meilleur ami de LeBron James et aussi son agent, qui est derrière tout ça… On se demande si ce n’est pas le King James qui souhaite nous valser indirectement de son nouveau royaume.

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Les joueurs perdent alors la confiance qu’ils avaient envers leur général manager, puis le coach, puis le leader de l’équipe. Tout va très vite, tout s’enchaîne comme les défaites et voilà les Lakers en bas du tableau, loin des playoffs.

Sans compter les sorties médiatiques de LeBron James pointant du doigt le manque de concentration et d’investissement de ses coéquipiers. Assez drôle quand monsieur le capitaine, ne défend pas plus qu’une main levée lors d’un tir à trois points. Tant de raisons, tant de problèmes mais pourtant il est difficile de trouver un fautif.

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À QUI LA FAUTE ? 

Quand une équipe gagne, tout va bien, tout le monde est content. Quand les résultats sont mauvais, on se pointe tous du doigt et ce n’est pas la meilleure chose à faire. Les Lakers n’ont pas compris ça. De plus dans une ville sur-médiatisée comme Los Angeles, les rumeurs vont vite et elles prolifèrent très facilement des ondes négatives. Demandez à Kobe et Shaq.

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La team a  mal géré l’absence de LeBron James. Le staff technique ne s’attendait pas à ce qu’Iron Man se blesse, mais même une armure en titane peut rouiller. Le recrutement n’était pas des plus excellents. Ils auraient pu faire mieux. On a tous cru au miracle de St King James en pensant qu’il aurait pu mener une équipe composée de jeunes et accompagné par Michael Beasley, Tyson Chandler et Lance Stephenson dans les sommets de la conférence Ouest. Le Far West…c’est dur !

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ENFIN…

On dira mais s’il ne s’était pas blessé, mais s’il avait eu Anthony Davis…AD aurait rejoint une équipe des Lakers décimée, qui aurait été dans l’obligation de piocher des joueurs en G-League ou des agents libres de seconde ou troisième catégorie pour combler le trou béant causé par ce trade. Un bad move en somme quand on y réfléchit bien.

Dans tous les cas, la saison des Lakers est une saison plombée par des blessures, des mauvaises décisions managériales, des sorties médiatiques mal négociées et des joueurs pas prêts pour la gloire et la difficulté des playoffs à l’Ouest.

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© NBA.com

La saison prochaine, ils pourront recruter une seconde star qui viendra épauler LeBron. On parle d’une réunion avec Kyrie Irving ou encore un Kemba Walker, mais en attendant, que le meilleur joueur du monde, si c’est encore le cas, s’entraîne aux lancer-francs. Quant à Magic Johnson, il doit trouver des shooters qui faciliteront le travail de LeBron et faire confiance aux jeunes…et surtout éviter des trades comme ce qu’il a voulu faire pour AD. Un géant talentueux au corps d’argile.

Bien sûr, il faut un meilleur entraîneur. Luke Walton n’est pas mauvais, mais pour coacher LeBron l’incoachable, il faut quelqu’un de plus « charismatique ». Ce n’est pas chose facile à trouver… Le premier chapitre des aventures de LeBron à LA se termine mal, mais la légende vivante qu’il est, saura « sûrement » rattraper le coup la saison prochaine.

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