PERFECT SENSE : ET SI ON PERDAIT UN À UN NOS 5 SENS ?

Copyright Pretty Pictures / Eva Green, Ewan McGregor

Avec en tête d’affiche Eva Green et Ewan McGregor, Perfect Sense est un film dramatique/science-fiction passé inaperçu aux yeux du grand public. Malgré d’excellentes idées, le film souffre d’une lenteur, qui lui fait défaut sur la fin.

Film suédo-britannique réalisé par David MacKenzie, Perfect Sense nous fait suivre la rencontre et relation amoureuse entre un chef cuisinier (Ewan McGregor) et une épidémiologiste (Eva Green), tandis qu’une maladie inconnue faisant perdre leurs 5 sens aux personnes contaminées frappe l’humanité. Au beau milieu de cette pandémie, nos deux personnages principaux vont apprendre à se connaître tout en essayant de traverser cette épreuve difficile ensemble.

Perfect Sense : Photo Eva Green
Copyright Pretty Pictures / Eva Green

LOIN DES BLOCKBUSTERS HOLLYWOODIENS

Là, où Perfect Sense se démarque des autres films basés sur des catastrophes ou des pandémies, c’est qu’il se focalise sur la population. En effet, on passe très peu de temps dans des laboratoires à regarder des scientifiques réfléchir au remède. Au contraire, ici, on vit la pandémie avec les citoyens lambdas. Il n’y a pas de héros sauveurs du monde. Ils sont nous. Impuissants face à une maladie qui ne laisse pas de traces. Une maladie invisible.

Copyright Pretty Pictures /  Ewan McGregor

David MacKenzie n’a pas voulu faire un film à gros budget. D’ailleurs, Perfect Sense ressemble bien plus à un film d’auteur. La part de science-fiction est bien présente, mais subtile. On n’a pas à faire à de longues explications théoriques sur le pourquoi du comment de cette maladie. On est à la place des personnages, perdus. Cela nous donne un film immersif et émotionnel.

LA PERTE DES SENS

Perfect Sense nous fait vivre la perte des sens. Avant chacune d’elles, les malades sont pris d’une crise émotionnelle qui peut être une colère excessive ou autre chose… On ne va pas tout spoiler. Cependant, le film arrive à nous faire voir et même ressentir l’angoisse que cela entraine de perdre le goût ou le toucher du jour au lendemain ou d’un coup.

Perfect Sense : Photo Ewan McGregor
Copyright Pretty Pictures /  Ewan McGregor

C’est prenant, mais ça manque de dynamisme. Il arrive qu’on se déconnecte un peu parce que le rythme est bien trop lent. L’une des raisons peut-être le fait que l’on s’attend au blockbuster habituel qui mise tous sur un gros casting et des effets-spéciaux à outrance. Disons que Perfect Sense est psychologique, peut-être trop par moments. On aime ou pas.

UN FILM QUI SE RESSENT

Le film réussit le pari de nous happer dans un inconnu qui n’est pas si lointain. Pourtant sorti en 2012, Perfect Sense prend tout son sens aujourd’hui et mérite ses 5 nominations aux différents festivals de film. Quant aux acteurs, ils nous offrent de bonnes performances. Ewan McGregor est okay dans son rôle de chef imbu de sa personne, qui apprend à aimer. Eva Green apporte son charisme avec une pointe de faiblesse qui la rend attachante. On est avec eux et c’est ce qui est important.

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