PORTRAIT 🇬🇩 – FIDJI : JE VEUX FONDER UNE ONG AU GABON

PORTRAIT 🇬🇩 - FIDJI : JE VEUX FONDER UNE ONG AU GABON

Fidji est une étudiante gabonaise vivant à Montréal, au Canada. Passionnée par la politique et les relations internationales, elle souhaite fonder une ONG au Gabon aprÚs ses études.

COMME L’ARCHIPEL ?

Oh Fidji ! Pourquoi t’appelles-tu Fidji ? On espĂšre que vous avez la rĂ©fĂ©rence (rires). À sa naissance, sa tante constate que la beautĂ© de sa niĂšce lui rappelle celle d’une Ăźle. Elle propose Ă  sa mĂšre, Fidji, comme l’archipel et celle-ci accepte sans hĂ©siter.

PORTRAIT 🇬🇩 - FIDJI : JE VEUX FONDER UNE ONG AU GABON
Maisons traditionnelles du village Navala, Viti Levu, Îles Fidji

Fidji se dit ĂȘtre une fille joyeuse, gentille et attentionnĂ©e. Sa famille et ses amis peuvent en tĂ©moigner. Elle voit le jour Ă  Libreville, au Gabon, en 1999. À cet instant, bien Ă©videmment, le Canada n’est pas encore en projet. Ses parents n’y pensent mĂȘme pas. Notre passionnĂ©e des relations internationales arrive en France et plus prĂ©cisĂ©ment au Havre aprĂšs la classe de CM1. Une fois en 4e, elle retourne sur ses terres pour Ă©tudier au LycĂ©e français Blaise Pascal jusqu’Ă  l’obtention de son baccalaurĂ©at. Ses parents dĂ©cident alors de l’envoyer Ă  MontrĂ©al pour poursuivre ses Ă©tudes.

Malheureusement, la demande de visa pour Ă©tudier sur le territoire m’a pris plus de temps de que prĂ©vu, donc pour ne pas en perdre d’avantage , je suis allĂ©e faire 1 an Ă  Londres pour amĂ©liorer mon anglais

FIDJI ET LA FEUILLE D’ÉRABLE

À Londres, tout se passe à merveille et voilà Fidji en route pour le Canada.

Montréal, Canada

AprĂšs l’obtention de mon IELTS, j’ai relancĂ© une demande d’admission en CoopĂ©ration Internationale dans une universitĂ© Ă  MontrĂ©al. Quelques mois aprĂšs j’ai Ă©tĂ© acceptĂ© ! J’ai donc vite lancĂ© la dĂ©marche pour faire mon visa histoire de ne pas tomber dans le mĂȘme piĂšge que la premiĂšre fois.

Au Canada, elle commence l’Ă©quivalent de ce qu’on appelle ici, une licence. Les Canadiens appellent ça baccalaurĂ©at. Oui, bizarre, on sait ! L’avantage lĂ -bas, comme nous l’explique Fidji, c’est que tu peux composer ta licence.

C’est ce qu’on appelle « baccalaurĂ©at par cumul ». La premiĂšre annĂ©e, j’ai choisi coopĂ©ration internationale. La deuxiĂšme, science politique et lĂ , si tout se passe bien, je prends relations internationales.

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POURQUOI LES RELATIONS INTERNATIONALES ?

On entend pas mal de gens choisir les relations internationales, mais on ne sait jamais vraiment ce qui les pousse Ă  choisir cette voie. Est-ce que des membres de la famille sont politiciens ? Est-ce que c’est pour voyager ? Comment on arrive Ă  faire ce choix ? Pour Fidji, c’est gĂ©nĂ©tique.

J’ai grandi avec un pĂšre sportif qui n’arrĂȘtait jamais de s’intĂ©resser Ă  la politique dans diffĂ©rents pays pour souvent la comparer avec celle du Gabon. Ça m’a toujours intĂ©ressĂ©, j’avais plusieurs dĂ©bats avec lui.

C’est ce qui la pousse dĂšs le lycĂ©e d’ailleurs, Ă  prendre une option science politique alors qu’elle Ă©tait en Terminale ES.

L’introduction Ă  la matiĂšre m’a plutĂŽt plu donc je me suis dis pourquoi pas en dĂ©couvrir un peu plus.

Cependant, ce qui lui a vraiment donnĂ© envie de se lancer dans les relations internationales, c’est son annĂ©e passĂ©e Ă  Ă©tudier les coopĂ©rations internationales.

On y voit principalement les aides des pays riches pour le développement des pays pauvres.

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UNE ONG AU GABON ?

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Durant cette deuxiĂšme annĂ©e d’Ă©tude, Fidji est marquĂ©e par ce qu’elle Ă©tudie en cours.

Je me suis dit que malheureusement, mon pays d’origine, le Gabon, fait partie de la catĂ©gorie des pays pauvres. Ensuite, plein d’autres petits dĂ©tails m’ont interpellĂ©. On a vu que l’aide se faisait de plusieurs maniĂšres. On a par exemple les ONG qui interviennent dans des pays touchĂ©s par des crises : Ă©conomiques, politiques ou mĂȘmes catastrophes naturelles, etc.

Et c’est Ă  ce moment, qu’elle commence Ă  faire des comparaisons avec le Gabon, comme son pĂšre.

Je me suis demandĂ©e si au Gabon, on avait des ONG locales qui prenaient en compte les diffĂ©rents domaines tels que l’éducation, la santĂ©, l’environnement… Il y en a, mais elles ne sont pas nombreuses et le rĂ©sultat du travail n’est pas flagrant. J’ai donc pensĂ© Ă  la crĂ©ation d’une ONG qui prendra en compte tous ces domaines.

LE RETOUR AU PAYS OUI, MAIS PAS TOUT DE SUITE

Fidji est ambitieuse et veut avant tout aider son prochain. Toutefois, elle rentrera au Gabon, mais pas directement aprĂšs ses Ă©tudes.

Je prĂ©fĂšre acquĂ©rir le plus d’expĂ©riences possibles avant le retour au pays parce qu’une fois de retour je ne compte pas, Ă  part si Dieu en dĂ©cide autrement, repartir.

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Pour monter une affaire, une entreprise et surtout une ONG, il faut des contacts fiables sur place, et ça, Fidji le sait bien.

Niveau contact sur place, je n’en ai pas encore. Peut-ĂȘtre par le biais de ma mĂšre je pourrai en trouver. J’espĂšre bien rentrer en contact avec des personnes qui sont dĂ©jĂ  dans ce milieu. AprĂšs, c’est plus facile avec certaines personnes, car on se rend compte que nos domaines peuvent se rapprocher. On se donne dĂ©jĂ  des coups de pouces/ des conseils vu qu’à la fin, on va tous se retrouver (pour certains) lĂ -bas.

Et pour ceux et celles qui veulent suivre le mĂȘme cursus que Fidji, voici ce qu’elle a Ă  vous dire.

Si jamais tu t’intĂ©resses aux relations entre les Ă©tats et Ă  la façon dont ça fonctionne, c’est la bonne voie Ă  prendre. Et si tu penses Ă  l’avenir de ton pays comme moi, c’est l’occasion de te lancer afin d’en apprendre plus et de pouvoir toi aussi apporter ta pierre Ă  l’édifice !

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