ROY, DPOY, MIP, COY 2020 ? VOICI NOS PRONOSTICS !

Qui sera Rookie de l’année où élu meilleur défenseur ? Qui selon nous doit être nommé Joueur ayant le plus progressé ? On a essayé de trancher !

À noter que les récompenses de cette saison 2019-2020 prennent en compte les résultats jusqu’au 11 mars 2020, date de la suspension de la ligue. Les finalistes ont été décidés par vote des médias. C’est dommage quand on connaît à quel point les analystes ont parfois des avis biaisés.

JOUEUR DÉFENSIF DE L’ANNÉE – DPOY

Soyons honnêtes. Il se peut que cette saison, Giannis remporte le titre de MVP et de joueur défensif de l’année, même si la NBA risque de boycotter un peu les choses. Rien qu’en termes de part de victoires grâce à la défense, Giannis est devant avec 5.0 contre 4,5 pour Davis et 4,3 pour Gobert. Pour ce qui est des rebonds, il en prend 13,7 pour 9,4 en ce qui concerne Davis et 13,6 pour Gobert.

En revanche, côté interception, il tourne à 1.0 et c’est Davis qui est devant avec 1,4 contre 0,8 pour le français Gobert. Enfin, au niveau des contres, c’est Anthony Davis qui domine avec 2,3, suivit par Gobert avec 2,0 et Giannis avec 1,1.

Ce que l’on peut conclure ici, c’est que pour un joueur porté sur l’attaque comme Giannis, il arrive à devancer dans les statistiques défensives, deux autres joueurs dont un pur pivot. À dire vrai, on ne voit pas comment Davis ou Gobert pourrait prendre le trophée devant lui.

ENTRAINEUR DE L’ANNÉE – COY

  • Mike Budenholzer, Milwaukee Bucks
  • Billy Donovan, Oklahoma City Thunder
  • Nick Nurse, Toronto Raptors 

Mike Budenholzer est un habitué de cette récompense. Lors de la saison 2014-2015, il est élu entraineur de l’année alors qu’il coach les Atlanta Hawks. Son bilan à l’époque, 60 victoires pour 22 défaites. Il perd en finale de conférence face à Cleveland cette année-là. L’an dernier, il remporte le trophée en entrainant les Milwaukee Bucks avec un bilan de 60-22. Malheureusement, il échoue face à Nick Nurse et Kawhi Leonard en finale de conférence. Cette année encore, il est un candidat solide avec les Bucks même si en face, le parcours de certains est peut-être plus attachant et le drama, ça paye aux USA.

Billy Donovan a perdu Russell Westbrook qui est parti rejoindre les Houston Rockets après leur défaite en playoffs au 1er tour face aux Portland Trailblazers. Leur bilan l’an dernier était de 49 victoires pour 33 défaites et une 6e place à l’Ouest. Tout le monde s’attendait à ce que l’équipe chute dans la conférence après le départ de leur star. Ce n’est pas arrivé. Au contraire, l’équipe a récupéré Chris Paul dans l’échange et se retrouve aujourd’hui au milieu de tableau de la conférence. Comme si rien n’avait changé.

L’histoire de Nick Nurse est à peu près similaire. Entraineur champion en titre avec les Toronto Raptors, il a réussi à maintenir l’équipe au somme t de la conférence Est, malgré le départ de Kawhi Leonard. Tout le monde pensait que l’équipe toucherait le fond et c’est tout le contraire qui s’est produit. L’effectif n’a plus de superstar et pourtant il tient tête aux ténors du championnat. Seulement 19 défaites aujourd’hui pour 49 victoires. Est-ce que ce n’est pas du bon boulot ça ? Gagner sans superstars ?

Rien que pour avoir maintenu les Raptors au sommet de la conférence et de la ligue, Nick Nurse mérite le titre d’entraineur de l’année 2020.

ROOKIE DE L’ANNÉE – ROY

Ja Morant est le moteur des Memphis Grizzlies depuis ses premiers matchs avec l’équipe. Il en est même le leader à juste 20 ans. Il sait quasiment tout faire pour un joueur de son poste et grâce à lui, l’équipe n’est pas aussi négligée qu’elle le devrait. Au niveau des statistiques, il tourne à près de 18 points pour 7,2 passes et 3,7 rebonds par match en 65 matchs.

Kendrick Nunn a un très bon impact au sein des Miam Heat. Briller dans un effectif plus compétitif est une force et il faut bien admettre que tous les rookies n’en sont pas capables. Cependant, son impact au sein de l’équipe en est réduit. Toutefois, dans la course entre rookies, il est en dessous de Ja Morant. Ses 15,2 points, 3,3 passes et 2,7 rebonds ne rivalisent pas avec le meneur des Grizzlies si l’on s’arrête aux statistiques. Là où se fait la différence, c’est que l’on pense que le potentiel de Ja à l’heure actuelle est plus grand que celui de Nunn. Est-ce que tomber dans une plus mauvaise équipe aurait changé la donne ? Probablement.

Chez CYM Press, on ne pense pas que Zion mérite d’être rookie de l’année. On ne croit pas en la hype autour de lui. On ne va pas élire quelqu’un juste parce qu’il fait le buzz. Lorsqu’il est sur le terrain son équipe perd même si elle semble mieux jouer. Avec 20 matchs joués avant la suspension de la saison, ses stats ont l’air bien meilleures que les autres, mais on ne va pas se faire avoir. Tu joues moins, forcément si tu es bon, ça gonfle tes stats. Trop facile.

Néanmoins, certains diront que l’argument des matchs peut être utilisé contre Ja. Il a joué plus de matchs donc il a eu le temps de se faire remarquer et de trouver le rythme. Oui, mais ce n’est pas de sa faute si Zion s’est blessé. C’est ni la faute de Zion d’ailleurs. Ça fait partie du basketball. Si Zion gagne ce trophée, ça veut dire que 20 match suffisent à juger le potentiel d’un gars ou son niveau ? Et s’il était dans un bon mois seulement ? Enfin, tout ça pour dire que l’on voit Ja en rookie de l’année et non Zion ou Kendrick Nunn.

JOUEUR AYANT LE PLUS PROGRESSÉ – MIP

Tous les trois joueurs ont progressé, mais celui qui mérite le titre de MIP est Luka Doncic. Il joue à un niveau MVP et on se demande même ce qu’il fait là. Il devrait être à la place de LeBron James.

Oui, Bam Adebayo est passé de 8,9 points à 16,1 et 7,3 rebonds à 10,3. Tout ça est peut-être dû à son temps de jeu qui est passé de 23,3 minutes à 34. Ça change pas mal de choses sur une feuille de match surtout avec quelqu’un plein d’énergie comme lui. D’ailleurs, ça lui a valu une place au All-Star Game cette année. Devenu titulaire incontesté du Heat, il a prouvé qu’on pouvait compter sur lui chaque soir, mais est-ce que gagner du temps de jeu ne rend pas la chose plus facile comparé à quelqu’un qui a fait évoluer son jeu sans jouer plus ou moins longtemps qu’avant ?

Brandon Ingram a un cas légèrement simulaire selon nous. En quittant les Lakers, il gagne en liberté. Il tombe chez les Pelicans. Une équipe qui a besoin de lui et qui le laisse jouer. En une saison, sa moyenne de points gagne 5 points, ses rebonds 1 point, ses passes 1,2. Il est membre à part entière de l’effectif. Cependant, le changement est moins flagrant que celui de Bam. Certes, Ingram joue mieux, mais c’est plus en régularité qu’il gagne comparé à son temps chez les Lakers où il était tout aussi prolifique quand il voulait. On peut parler de maturité, de libération de la pression LeBron, qui sait ? Toutefois, ça reste juste face à Luka.

Avec Doncic, on parle d’un gars qui aligne une ligne de statistiques digne d’un MPV mais qui se retrouve chez les MIP. Cherchez l’erreur. Entre son année rookie et la sophomore, il passe de 21 à 29,1 points. Il passe de 6 passes à 8,9 et prend 9,5 rebonds contre 7,8. Passé meneur, il n’a pas seulement changé de jeu, mais il a amélioré son jeu. Il est presque en triple-double. Honnêtement, qu’est-ce qu’il fait chez les MIP ? Même en sortant des statistiques, son impact chez les Mavericks est telle que s’il fait un mauvais match, l’équipe risque la défaite. Ça veut tout dire.

Tous les trois joueurs apportent quelque chose à leur équipe, mais un, à évoluer alors qu’il était déjà effrayant. Les autres sont devenus meilleurs, mais aucun des deux n’a le niveau de jeu de Luka Doncic. Il n’est clairement pas dans la bonne catégorie.

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