Publicités

THE BOYS : LA SÉRIE QUI VOUS FERA DÉTESTER LES SUPER-HÉROS

The Boys

2019, une année prolifique pour les super-héros. Entre Avengers : Endgame et Spiderman : Far from Home, les réalisateurs ont compris que les pouvoirs surnaturels ont la cote à Hollywood. Pourtant, la série The Boys, centrée sur les super-héros, a choisi une tout autre voie. En effet, ces derniers ne sont pas les héros de la série, mais des personnages noirs et bien plus complexes à analyser. Une semaine et demie après la sortie de la série sur la plateforme de streaming d’Amazon, zoom sur cette satire des super-héros.

The Boys, Homelander
Dans cette série, les super-héros sont de véritables stars et les selfies sont monnaies courantes (The Boys, 2019)

Super-héros ou super-zéros ? Adaptée des comics éponymes, la série The Boys apporte ainsi une vision des super-héros différente de celle que nous connaissons. Dans un monde parallèle au nôtre, les super-héros cohabitent avec les humains et sont de véritables stars et outils de marketing. Adulés partout où ils vont, tout leur est dû, en somme ! Pourtant lorsque Hughie, vendeur dans un magasin d’électronique à Chicago, voit sa fiancée se faire violemment tuer par A-train, un membre des Sept (super-héros), l’apparence parfaite de ces derniers s’étiole alors peu à peu pour laisser paraître leur vrai visage.

The Boys, Homelander
Homelander (Antony Starr) ivre de pouvoir, fascine autant qu’il inquiète…(The Boys, 2019)

QUAND LA FASCINATION POUR LES SUPER-HÉROS EST ENFIN CRITIQUÉE

À une époque où les super-héros sont adulés et crèvent l’écran avec des franchises incontournables telles que Avengers ou Arrow, The Boys s’impose donc en outsider. Fini les super-héros propres sur eux et irréprochables. Place alors aux esprits torturés, égoïstes et imbus de leurs personnes. Eh oui, les super-héros de cette série sont tous pires les uns que les autres. À l’exception de Starlight (au moins une) qui souhaite utiliser ses pouvoirs pour le bien de tous.

The boys, The Deep et Starlight
Pour The Deep (Chace Crawford) et Starlight (Erin Moriarty), c’est l’apparence qui prime (The Boys, 2019)

Dans The Boys, la frontière entre « méchants » et « gentils » s’amenuise. Pouvoir ou pas, chacun a la possibilité de choisir son camp entre faire le bien autour de soi et faire souffrir autrui. Les super-héros n’ont pourtant plus le but de sauver les gens, mais bien d’amasser le plus d’argent possible, en multipliant les sorties médiatiques, les contrats publicitaires et actions de « charité ». Plus inquiétant encore, Vought, l’entreprise qui gère ces super-héros, souhaite une collusion avec l’armée. Cette série est rafraichissante puisqu’enfin, on y retrouve des super-héros, fragiles, dans le doute ou tout simplement mauvais.

DES PERSONNAGES AUSSI COMPLEXES QUE DÉTESTABLES

Dans la famille super-héros, je voudrais Superman ! Effectivement, les super-héros dans The Boys incarne la parodie de ceux que l’on connaît déjà chez DC Comics. Avec notamment Homelander (Superman), A-Train (Flash) ou encore Queen Maeve (Wonder Woman). Chacun d’entre eux lutte contre ses démons intérieurs. Prenons A-Train par exemple. Ce dernier ne supporte pas l’éventualité que quelqu’un puisse se déplacer plus vite que lui. Il est même prêt à tuer pour éviter cela. The Deep, la version dépravée d’Aquaman, a un sérieux problème de libido. Enfin Homelander se croit au-dessus des lois et des Hommes.

The Boys
Une parodie des super-héros, dans toute sa splendeur ! (The Boys, 2019)

Du côté des « gentils », Hughie c’est le personnage serviable qui ne veut pas se salir les mains, mais qui est pourtant confronté à des choix difficiles. Tuer ou être tué, telle est la loi lorsque l’on s’attaque à des super-héros. Frenchie et Mother’s Milk, ce sont les deux truands qui ne peuvent pas s’entendre, mais qui restent attachants et qui apportent la touche d’humour à cette série très noire et trash. Enfin le mystérieux Butcher, incarné par Karl Urban (Thor Ragnarok, Le Seigneur des Anneaux), leader du groupe obsédé par Homelander, se révèle au fur et à mesure des épisodes. Un personnage catégoriquement contre les super-héros qui souhaite tous les exterminer et pour cause : ils seraient la raison de la disparition de sa femme…

The Boys
L’équipe de The Boys au grand complet: (de gauche à droite) Butcher (Karl Urban), Frenchie (Tomer Kapon), Mother’s Milk (Laz Alonso) et Hughie (Jack Quaid). (The Boys, 2019)

UNE SÉRIE QUI NE MANQUE PAS DE SCÈNES « TRASH »

Sexe, drogue, violence…The Boys se caractérise par ses scènes « trash » et crues. On peut citer par exemple la scène d’ouverture de la série. A-Train, ivre de vitesse, ne peut s’arrêter et explose alors (littéralement) le corps d’une femme. Amateurs de gores, vous êtes servis. Autre scène inoubliable : Popclaw, la super-héroïne aux griffes aiguisées, s’offre une petite gâterie en s’asseyant sur le visage de son gardien d’immeuble. Seul hic, la demoiselle ne mesure pas sa force et lui écrase (littéralement encore une fois) le crâne au sol.

The Boys
The Boys, du sang à profusion et des scènes trash ! (The Boys, 2019)
Une scène complètement folle et sexuelle a été interdite par Amazon Prime…(The Boys, 2019)

Parmi les ribambelles de scènes « hard-core », il y en a pourtant bien une qui n’a pas vu le jour. En effet, Amazon s’est opposée à une scène complétement folle, pourtant présente dans les comics. Dans l’épisode 2, Homelander, véritable dieu vivant, devait se tenir sur les toits de New-York. Vexé de ne pas avoir obtenu gain de cause auprès de ses supérieurs, ce dernier baissait son pantalon et se masturbait sur la ville jusqu’à l’orgasme, tout en répétant « Je peux faire absolument tout ce que je veux ». Pas étonnant donc que la plateforme américaine ait voulu poser quelques limites.

En conclusion, The Boys est une série originale qui détruit l’image souvent trop lisse des super-héros. Avertissement tout de même, cette série n’est pas faite pour tout le monde puisqu’elle contient des scènes violentes et immorales. Une série intéressante et profonde qui vaut le détour.

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :