INTERVIEWS

VICKY R : INTERVIEW SUR RHC ET SHOOT

Après Shoot, voilà que Vicky R revient avec RHC ! On a eu la chance de l’interviewer avec Sarah et Lionel ! On vous laisse lire tout ça tranquillement !

RHC !

RHC, c’est le nouveau projet de Vicky R sorti le 24 juin 2021 ! Si je devais définir RHC, c’est trois titres qui nous transportent à la fois dans l’esprit festif de Vicky et dans son cœur ! Toujours entre rap et chant, l’artiste gabonaise me prouve encore une fois qu’elle n’a pas fini de croquer les instrumentaux. À chaque nouvelle sortie, elle me met une claque, me fait bouger la tête et ses mélodies m’entrainent.

Le projet rentre parfaitement dans les tendances actuelles. Si tu aimes la trap, le rap et le chant, alors ça te plaira. Vicky R mélange tout ça en apportant des punchlines bien placées comme elle sait le faire. C’est un mélange de sonorités hip-hop couplées à des rythmes brésiliens pour RHC. Puis les deux autres, dont je tairais les noms, ont des sonorités auxquelles nos oreilles sont un peu plus habituées. Néanmoins, ils sont tout aussi plaisants à écouter.

© Red Bull / Apolline Cornuet

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Après Shoot, RHC est la bonne suite qu’il faut à Vicky pour rester dans le paysage de la musique. Aujourd’hui, on sait comment ça va vite. Il faut sortir des projets, des sons souvent pour ne pas passer à la trappe (tu vois le jeu de mots ?). Vicky R arrive à le faire parce qu’elle est bien entourée et qu’elle dispose d’un sens artistiques propre à elle. Elle produit, écrit pour elle et d’autres et là, ça s’entend. Je ne vais pas trop en dire, parce que je préfère que tu écoutes ça toi-même.

Tout ce que je peux te dire, c’est que c’est lourd, lourd, lourd! Ah, j’allais oublier, on a interviewé Vicky R, juste en dessous. Ne passe pas à côté.

L’IMPACT DE SES INFLUENCES SUR SA MUSIQUE

J’écoute beaucoup de musique et énormément de choses venant du Gabon. Mais le fait de vivre ici, m’a permis d’élargir mon champ musical et c’est pour ça que mon son ressemble plus à ce qu’il se fait en occident. De plus, au Gabon, la culture va vite, les courants musicaux changent et je ne peux pas écrire sur des choses que je ne vis pas au Gabon, contrairement aux artistes sur place. Ça me ferait perdre de la légitimité par rapport aux réalités que vivent les gens là-bas, alors que je vis en France.

TRANSITION ENTRE LEGGO ET DE BLEU BOMBAY

Depuis le gros buzz de Leggo, comment est-ce que tu vis cette transition, vu que Bleu Bombay n’a pas atteint le nombre de vues que Leggo sachant que le style musical est totalement différent ?

C’était un choix que j’ai fait et je ne le regrette pas. C’est une transition qui m’a apporté beaucoup plus de choses et je ne me reconnaissais plus dans cette musique. Leggo c’était très bien, mais je ne regrette pas de l’avoir fait. Depuis 2019, j’ai fait que progresser. J’ai fait La Relève, j’ai signé, j’ai une équipe, je connais maintenant. la réalité du marché. Le plus impressionnant, c’est que malgré mes 10 ans de musique, je suis considéré depuis ma transition comme une artiste en développement. Maintenant avec la notoriété qui grandit, ce n’est plus comme avant.

COMMENT TU VIS CE CHANGEMENT DE NOTORIÉTÉ ?

Avant, je pouvais mettre ça sur le dos de la jeunesse, mais je vais avoir 25 ans là, donc je dois faire attention à mes propos. J’ai des contrats, des deals et même si ce ne sont pas de gros contrats, je ne peux pas dire n’importe quoi. Ça ne dépend plus que de moi comme à l’époque de Leggo. Honnêtement, je ne regrette pas et aujourd’hui j’ai ma structure. J’apprends tous les jours, mon père voit ce que je fais, on fait pas mal de choses maintenant et c’est génial.

LA RELÈVE ET SHOOT : DES TREMPLINS ?

En fait, tout a commencé à changer radicalement depuis La Relève avec Deezer. Je suis moi-même allé voir l’affiche au Citadium. Je suis resté devant pendant deux heures (rires). Puis, il y a eu Reebok avec leur collaboration, La Haine. Tout ça m’a ouvert plein de portes et élargit mon réseau. Maintenant, je fais des top lines pour des artistes, j’écris pour d’autres, je fais des prods, etc. Ensuite, il y a eu Ice, qui malgré le peu de vue sur YouTube, il a été mis dans 30 playlists. Mais sinon, vous avez raison, Shoot a été un gros coup d’accélérateur aussi.

C’ÉTAIT COMMENT DE TRAVAILLER AVEC TOUTES CES ARTISTES SUR SHOOT ?

C’était vraiment cool. Chilla je la connaissais déjà. Sally, j’ai fait La Relève avec elle. Banga, la coproductrice, est une amie. Sutus, c’est le beatmaker avec qui je travaille le plus en ce moment. Puis, avec les autres, on se suivait déjà. Lors de l’enregistrement, l’ambiance était good, centre aéré tu vois le genre ? On s’est bien amusées dans le studio que Redbull a mis à disposition pour nous pendant deux jours. C’était une belle expérience durant laquelle on a pu faire deux sons. On était organisées et c’est allé très vite parce qu’on était quand même tous sur la même longueur d’ondes.

TU TE RENDS COMPTE DE L’IMPACT DE SHOOT SUR LA JEUNESSE ?

Je pense qu’on sera dans l’histoire au moins en France. On a fait une conférence sur la place de la femme dans le rap devant 300 lycéens. C’est vraiment une dynamique qui saine et bien lancée. Maintenant, il faut maximiser sur ça. Shoot a bénéficié d’une promotion comme si c’était un album alors que ce n’est qu’un titre. Tous les voyants sont au vert et il faut continuer à promouvoir le message derrière shoot avec nos carrières respectives, mais aussi en tant que femmes.

Écoute RHC maintenant et découvre les meilleurs moments de la Release Party sur YouTube le dimanche 4 juillet dès 18h00 !

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