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VIOLENCE CONJUGALE : QUAND L’AMOUR SE TRADUIT PAR DES COUPS

© CinemaSpice

Avez-vous déjà entendu parler de violences conjugales ? Qu’importe la réponse, car elle ne change rien au fait que ce soit hélas un sujet toujours d’actualité. Dans le monde, une femme meurt tous les trois jours, victime de violences conjugales. Cela confirme l’adage qui dit que « entre l’amour et la haine, il n’y a qu’une frontière ». 

C’est un sujet complexe parce qu’il exige l’acceptation que l’on est une femme violentée. Oui, c’est difficile parce que la violence ne naît pas du jour au lendemain. Elle commence par l’emprise psychologique, ensuite les humiliations et enfin les coups.

C’est un long processus afin d’asservir la victime. Certaines victimes en viennent à culpabiliser en se disant qu’elles sont responsables de leur situation. C’est faux, aucune erreur au monde ne devrait justifier un acte de violence. Aucune forme d’amour ne s’exprime par la violence.

Si X vous roue de coups, ce n’est parce qu’il vous aime, ni parce qu’il veut votre bien, mais uniquement parce qu’il ne peut s’exprimer que par la violence qui est libératrice pour lui. Il en tire un plaisir pervers. Pour la victime, au départ, c’est un choc, puis à la longue, une habitude de recevoir les coups jusqu’à l’issue fatale.

C’est toujours plus simple de parler en tant que spectateur, mais en tant que victime les blessures psychologiques sont plus difficiles à guérir que celles physiques (qui sont visibles) parce qu’elles vous marquent au fer rouge, elles vous hantent et touchent votre âme.

Combien d’entre nous se sont demandés « pourquoi elle accepte ça ? Pourquoi elle reste ? ». Ce n’est pas si simple ; il ne s’agit pas de satisfaire un caprice en s’offrant par exemple une nouvelle voiture pour remplacer l’ancienne, ni de changer de garde-robe. Il s’agit « d’accepter que ce qui arrive, n’est pas de ma faute ni normal » et cela demande beaucoup de temps et d’efforts.

Quoi qu’il en soit on ne peut pas sauver celui qui ne veut pas l’être. Malgré l’accompagnement psychologique, cette guérison est personnelle et ne viendra pas de l’extérieur. La perche est tendue, mais vous avez le difficile choix de la saisir ou pas.

Vous vous demandez sans doute pourquoi j’aborde ce sujet ; mais même moi je l’ignore. Inconsciemment, est-ce parce que je suis peut-être révoltée d’entendre ou de lire qu’une femme a été victime de violences conjugales ?

Aussi est-ce peut-être le fait que je sois déchirée par le silence obscur de notre société face au poids de la culture et de l’éducation caractérisée par cette pudeur et ce sentiment du « qu’en dira-t-on » ? Nous devons sortir du tabou et exposer les vieilles casseroles que l’on garde dans les armoires. Pour ma part, c’est un devoir citoyen et j’ose croire que ce cri du cœur sera entendu et produira les effets qui s’imposent.

PS : c’est avec le cœur meurtri que je dédie cet article à toutes les femmes victimes de violences conjugales et aussi aux hommes qui en sont victimes. C’est peut être insignifiant, mais je suis convaincue qu’en parler c’est accepter que le mal existe et qu’une guérison est possible.

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